Un Baliste miroir veille sur ses œufs déposés dans une anfractuosité du corail. Au-dessus de lui un
Gomphos, labridé.
seul de ces poissons, dont le bec est dur comme de la corne, produit 5 tonnes
de sable par an.
Le calcaire pulvérisé se redissout dans l’eau, mais la sature localement
et il se recristallise en beachrocks qui consolident et cimentent le bloc de
détritus. Plus bas c’est un tas de sable interrompu par quelques grandes
falaises lisses, usées par la chute incessante des débris.
Le tout est balayé sans cesse par de vastes courants de marée qui
puisent à deux nœuds dans un sens, puis dans l’autre. Le flot voit se précipiter l’eau claire du large dans des lagons grands comme un département
français. Le jusant voit se déverser au dehors des kilomètres cubes d’eau
chargée de sable et polluée par l’intense fermentation de la vie des récifs
et des micro-atolls intérieurs.
Les faces Nord et Sud-Ouest de ces atolls offrent les plus grands
rassemblements de poissons. Les îles et les récifs situés légèrement à l’intérieur des grands atolls et qui se trouvent face aux grandes passes sont
parfois — mais pas toujours — des oasis extraordinaires où la vie grouille
comme nulle part ailleurs dans le monde.
Alors que nous avons parcouru le Nord de l’Archipel, à notre retour,
tandis que nous sommes prêts à quitter les Maldives, nous retrouvons
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