A bord de la Calypso les Maldiviens intrigués examinent en détail notre soucoupe
plongeante.
chacun d’eux retourne à ses occupations personnelles. Des poissons à nez très
long et très pointu repartent à la recherche de leur nourriture dans les anfractuosités minuscules du corail. Ils sont au moins trois à avoir un grand nez :
l’étonnant Forcipiger longirostris, le Chelmon rostratus qui a un faux œil
sur le dos ou le Gomphose couleur d’azur.
C’est dans l’îlot de Gaston que nous tournons le début de notre film sur
les coraux, notamment les vues des grands parasols (FAcropora, si grands
qu’un plongeur peut évoluer en dessous comme sous un grand arbre, ce qui est
évidemment très photogénique. Il y a là une densité de faune comme nous
ne devions plus jamais en retrouver dans l’Océan Indien. Parmi nos meilleurs
sujets ou, si l’on préfère, parmi nos acteurs il y eut les poissons trompettes.
Au milieu des bancs serrés de Lutjans jaunes et de poissons soldats, ils
apparaissaient comme des individus brimés et pourtant si sociables, cherchant toujours, mais en vain, à se joindre à un banc de poissons, quels
qu’ils soient.
C’est là aussi que nous avons filmé une espèce particulière de gros
poissons docteurs qui changent brusquement et inexplicablement de couleur.
Ils portent, au voisinage de la queue, une lancette qu’ils peuvent tout à coup
faire saillir et qui est une arme redoutable. C’est ce qui leur a valu le nom
de poissons docteurs ou de poissons chirurgiens. Normalement ils sont
d’un gris très sombre, presque noir, et évoluent le long des falaises, en
groupes, mais tout à coup, dans un essaim de nombreux individus, l’un d’eux
devient blanc argenté. Phénomène qui dure quelques secondes et qui est
encore inexpliqué. S’agit-il d’un signal ? d’une menace ? d’une marque de
colère ? d’une livrée en rapport avec l’activité sexuelle ? En tout cas, cette
brusque métamorphose est imprévisible et ce fut pour les cinéastes un
exercice de patience que de guetter l’instant où survenait le changement
de teinte.
plongeante.
chacun d’eux retourne à ses occupations personnelles. Des poissons à nez très
long et très pointu repartent à la recherche de leur nourriture dans les anfractuosités minuscules du corail. Ils sont au moins trois à avoir un grand nez :
l’étonnant Forcipiger longirostris, le Chelmon rostratus qui a un faux œil
sur le dos ou le Gomphose couleur d’azur.
C’est dans l’îlot de Gaston que nous tournons le début de notre film sur
les coraux, notamment les vues des grands parasols (FAcropora, si grands
qu’un plongeur peut évoluer en dessous comme sous un grand arbre, ce qui est
évidemment très photogénique. Il y a là une densité de faune comme nous
ne devions plus jamais en retrouver dans l’Océan Indien. Parmi nos meilleurs
sujets ou, si l’on préfère, parmi nos acteurs il y eut les poissons trompettes.
Au milieu des bancs serrés de Lutjans jaunes et de poissons soldats, ils
apparaissaient comme des individus brimés et pourtant si sociables, cherchant toujours, mais en vain, à se joindre à un banc de poissons, quels
qu’ils soient.
C’est là aussi que nous avons filmé une espèce particulière de gros
poissons docteurs qui changent brusquement et inexplicablement de couleur.
Ils portent, au voisinage de la queue, une lancette qu’ils peuvent tout à coup
faire saillir et qui est une arme redoutable. C’est ce qui leur a valu le nom
de poissons docteurs ou de poissons chirurgiens. Normalement ils sont
d’un gris très sombre, presque noir, et évoluent le long des falaises, en
groupes, mais tout à coup, dans un essaim de nombreux individus, l’un d’eux
devient blanc argenté. Phénomène qui dure quelques secondes et qui est
encore inexpliqué. S’agit-il d’un signal ? d’une menace ? d’une marque de
colère ? d’une livrée en rapport avec l’activité sexuelle ? En tout cas, cette
brusque métamorphose est imprévisible et ce fut pour les cinéastes un
exercice de patience que de guetter l’instant où survenait le changement
de teinte.
