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Jean-Paul Bassaget en
conversation avec Zoom.
depuis quelques décades, la fièvre de la construction a gagné l’île, qui veut
construire tous les édifices publics en dur : or les importations sont très
limitées à cause du manque de devises. D’où le besoin récent de s’attaquer
au récif extérieur pour en faire des pierres et de la chaux (à défaut de
ciment). Ce faisant, les Maldiviens compromettent leurs îles qui sortent à
ras de l’eau et une d’entre elles a déjà disparu ! En tout cas cette activité des
maçons du corail constituera un sujet en or pour nos cinéastes qui filmeront
les Maldiviens au travail sur le récif dont ils chargent d’énormes fragments
dans leurs voiliers si fins et élégants.
Faute de pouvoir viser nos papiers et procéder aux formalités d’usage,
Farouk Ibrahim nous offre une noix de coco d’honneur.
A cause de la fraîcheur des cocotiers, de la présence de l’eau potable, ces
Maldives sont des îles heureuses comparées à celles de la Mer Rouge, accablées par l’aridité. Ce sont des îles basses d’où émergent des touffes de verdure.
Certaines ont un lagon, d’autres sont bordées d’un récif barrière. Aussi existet-il une grande diversité de paysages marins. Des plages de sable ou plutôt
de corail brisé sont admirables. Il y a aux Maldives beaucoup d’atolls ■ —
plus de 2.000 ! — très différents de ceux du Pacifique, et les lagons sont
immenses et profonds. Les passes existent, mais sont rares. A l’intérieur de
chaque lagon on trouve encore de nombreuses îles enfermées dans ces mers
intérieures. Tout cela représente un monde complexe, long à explorer.
L’Archipel est très vaste, mais il n’y a jamais grande distance d’une
île à l’autre. Entre elles les communications sont assurées par talkie-walkie.
C’est en effet cet appareil très moderne qui a remplacé le tam-tam de brousse
d'autrefois. Il en résulte que le gouvernement maldivien dispose du plus
moderne et du plus original moyen d’assurer son autorité : il gouverne par
talkie-walkie !
Partout où il y a un point d’eau un village de pêcheur s’est installé
autour du puits. Mais parmi la poussière des petites îles beaucoup sont
inhabitées.
Le « reef » est très étendu et à marée basse il y a toujours quelques
barques qui partent piocher le corail.
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