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l’arche de noé du xxe siècle
ZOOM N’AIME PAS LE TOBOGGAN — UN LIEU TERRIFIANT
SILLNER INSTALLE SA « BARAQUE »
LES CORAUX MEURENT, MAIS POURQUOI ?
NOUS RENCONTRONS « LES PRODIGIEUX VOYOUS DE LA PECHE »
L’ARBRE PORTE-HELICE TRIBORD CASSE
NOUS NE GOUVERNONS PLUS
DEPANNAGE HASARDEUX EN PLEINE NUIT
Avant notre départ de Monaco, le Prince Rainier et la Princesse Grâce
sont venus nous rendre visite à bord. Ils nous ont amené notre mascotte, le
chien Zoom, un Saint-Hubert dont la taille et la vigueur inemployée nous
sembleront parfois un peu excessives sur un bateau aussi encombré que la
Calypso. Mais sa bonne gueule, ses oreilles pendantes, sa peau toute plissée
et surtout son besoin éperdu d’affection feront pardonner son exubérance.
Il a su se faire aimer de tous, même des otaries installées à bord pendant
plusieurs mois et qui avaient au début provoqué sa jalousie.
Bien souvent aux escales, les curieux, en visitant la Calypso, se sont
étonnés que nous parcourions le monde sur un bateau aussi petit. Il est
vrai qu’avec le matériel transporté et le nombre de personnes embarquées
— presque toujours une trentaine — nous nous sentons parfois assez à
l’étroit. Il faut compter aussi avec les animaux que nous prenons à bord :
phoques, loutres, albatros, pélicans... Ce ne sont pas toujours des pensionnaires faciles. Et en plus il y a le chien. La Calypso, c’est l’arche de Noë
du XXe siècle.
Si modeste que soit notre bâtiment, il était difficile de rêver un navire
mieux conçu pour sa tâche. Lorsque dans les années 1947-1948 nous
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