L’HISTOIRE DE LA MER 231
exactement réglée. C est alors que la grue de la Calypso remonte directement la tourelle à l’intérieur de la cale arrière.
Une fois que la Galeazzi, qui pèse 3 tonnes, est à bord, le plus dur
est fait. Les quatre plongeurs de grand fond vont subir la décompression
de 1 heure 40 minutes. Pendant les 30 dernières minutes ils respireront de
l’oxygène pur pour débarrasser leur organisme de l’hélium et de l’azote
qu’ils ont absorbés. Mais grâce à notre technique tout cela se fera à bord
sous la surveillance du docteur.
Il y a seulement vingt ans toute cette opération qui est devenue pour
notre équipe une simple routine aurait fait figure de miracle. Aucun incident
ne se produit. Nous n’aurons plus qu’à recommencer demain.
Nos seules difficultés viennent du fait que nous avons voulu filmer
dans sa totalité cette plongée profonde. Pendant plusieurs jours il va nous
falloir encore tourner de très nombreux « raccords », des séquences que
nous n’avons pas voulu tourner sur le moment pour ne pas compromettre la
sécurité des plongeurs : l’entrée dans la tourelle, la décompression... Tout
cela est à refaire « à blanc ». Le public qui verra le film ne se doutera pas
de l’effort qu’il aura fallu de la part de tout le monde pour enregistrer ces
images.
Pour compliquer notre tâche, le 3 février, l’amarrage de l’avant de la
Calypso sur le corail du platier cède. Il faut remettre le bateau en place à
l’aplomb de la grotte profonde et installer un nouveau dispositif d’ancrage.
Nous reprenons les descentes pour familiariser le plus grand nombre de
plongeurs possible avec la technique de l’hélium et le maniement de la
Galeazzi et aussi pour recueillir d’autres échantillons d’animaux fixés à
grande profondeur.
Cette opération passionnante s’est donc renouvelée plusieurs fois et
elle a permis de décomprimer des plongeurs après des séjours de plus de
25 minutes à des profondeurs dépassant 60 mètres. Nous avons conscience
de ne pas avoir pris de risques inconsidérés.
20.000 ans auparavant
Le 5 février, nous continuons à tourner des séquences avec la Galeazzi :
nous avons beaucoup de « raccords » à faire.
Le 6 février nous réalisons une dernière plongée profonde à l’hélium
exactement réglée. C est alors que la grue de la Calypso remonte directement la tourelle à l’intérieur de la cale arrière.
Une fois que la Galeazzi, qui pèse 3 tonnes, est à bord, le plus dur
est fait. Les quatre plongeurs de grand fond vont subir la décompression
de 1 heure 40 minutes. Pendant les 30 dernières minutes ils respireront de
l’oxygène pur pour débarrasser leur organisme de l’hélium et de l’azote
qu’ils ont absorbés. Mais grâce à notre technique tout cela se fera à bord
sous la surveillance du docteur.
Il y a seulement vingt ans toute cette opération qui est devenue pour
notre équipe une simple routine aurait fait figure de miracle. Aucun incident
ne se produit. Nous n’aurons plus qu’à recommencer demain.
Nos seules difficultés viennent du fait que nous avons voulu filmer
dans sa totalité cette plongée profonde. Pendant plusieurs jours il va nous
falloir encore tourner de très nombreux « raccords », des séquences que
nous n’avons pas voulu tourner sur le moment pour ne pas compromettre la
sécurité des plongeurs : l’entrée dans la tourelle, la décompression... Tout
cela est à refaire « à blanc ». Le public qui verra le film ne se doutera pas
de l’effort qu’il aura fallu de la part de tout le monde pour enregistrer ces
images.
Pour compliquer notre tâche, le 3 février, l’amarrage de l’avant de la
Calypso sur le corail du platier cède. Il faut remettre le bateau en place à
l’aplomb de la grotte profonde et installer un nouveau dispositif d’ancrage.
Nous reprenons les descentes pour familiariser le plus grand nombre de
plongeurs possible avec la technique de l’hélium et le maniement de la
Galeazzi et aussi pour recueillir d’autres échantillons d’animaux fixés à
grande profondeur.
Cette opération passionnante s’est donc renouvelée plusieurs fois et
elle a permis de décomprimer des plongeurs après des séjours de plus de
25 minutes à des profondeurs dépassant 60 mètres. Nous avons conscience
de ne pas avoir pris de risques inconsidérés.
20.000 ans auparavant
Le 5 février, nous continuons à tourner des séquences avec la Galeazzi :
nous avons beaucoup de « raccords » à faire.
Le 6 février nous réalisons une dernière plongée profonde à l’hélium
