A gauche :
Les grandes ombrelles des Acropora au
milieu desquelles passent des Demoiselles.
A droite en haut :
Une belle arborescence de corail noir dont le
véritable nom est antipathaire.
A droite en bas :
Plongeur sous une Acropora; au premier
plan, une paroi où de nombreux animaux
sont associés aux coraux.
beaucoup plus grande, pourvu de moyens d’exploration dont j’osais à peine
rêver jadis et bien décidé à réaliser dans mon âge mûr toutes les ambitions
de ma jeunesse.
C’est le 17 février 1967 que la Calypso a quitté Monaco. Nous sommes
partis pour la croisière la plus longue que j’aie jamais envisagée : un voyage
pratiquement sans limite dans l’espace et dans le temps, une expédition
permanente. La preuve en est qu’au moment où j’écris ces lignes — trois
ans plus tard — cette croisière se poursuit toujours. C’est que notre tâche
de chercheurs s’étend à l’infini et se renouvelle sans cesse, comme la mer
elle-même.
Nous avons déjà accompli avec la Calypso beaucoup de missions
océanographiques précises et bien délimitées, par exemple nous avons
photographié à grande profondeur la géographie sous-marine de l’Atlantique.
Mais cette fois, rien ne limite notre mission ni nos objectifs. Nous partons
pour des années, désireux de découvrir les secrets de la mer, quels qu’ils
soient. Cela ne signifie pas que nous partons sans programme, bien au
Les grandes ombrelles des Acropora au
milieu desquelles passent des Demoiselles.
A droite en haut :
Une belle arborescence de corail noir dont le
véritable nom est antipathaire.
A droite en bas :
Plongeur sous une Acropora; au premier
plan, une paroi où de nombreux animaux
sont associés aux coraux.
beaucoup plus grande, pourvu de moyens d’exploration dont j’osais à peine
rêver jadis et bien décidé à réaliser dans mon âge mûr toutes les ambitions
de ma jeunesse.
C’est le 17 février 1967 que la Calypso a quitté Monaco. Nous sommes
partis pour la croisière la plus longue que j’aie jamais envisagée : un voyage
pratiquement sans limite dans l’espace et dans le temps, une expédition
permanente. La preuve en est qu’au moment où j’écris ces lignes — trois
ans plus tard — cette croisière se poursuit toujours. C’est que notre tâche
de chercheurs s’étend à l’infini et se renouvelle sans cesse, comme la mer
elle-même.
Nous avons déjà accompli avec la Calypso beaucoup de missions
océanographiques précises et bien délimitées, par exemple nous avons
photographié à grande profondeur la géographie sous-marine de l’Atlantique.
Mais cette fois, rien ne limite notre mission ni nos objectifs. Nous partons
pour des années, désireux de découvrir les secrets de la mer, quels qu’ils
soient. Cela ne signifie pas que nous partons sans programme, bien au
