L’EPAVE AUX CHEVEUX BLANCS 153
belle bande de poissons de coraux, probablement les seuls au monde qui se
soient installés à l’intérieur des terres.
Malheureusement nous avons tous de la « bourbouille », cette irritation
de la peau provoquée par la sueur dans les pays chauds. Foulon et Philippe
en souffrent comme les autres, leur plongée tourne au martyre.
Le sel du lac leur brûle la peau et les lèvres et il faut les asperger
d’eau douce.
Le 1er octobre. Nouvelle plongée à Dahl Gab. Canoé tire une carangue
au fusil sous-marin. Aussitôt un requin que personne n’avait vu, monte
comme un bolide du noir des profondeurs. Canoé n’a que le temps de se
rejeter en arrière. Mais la tête de Philippe est sur la trajectoire... Il a le
réflexe d’interposer sa caméra dans laquelle le requin fou vient se cogner.
Décontenancé, il vire d’un coup de queue et disparaît. Un drame évité de
justesse en vingt secondes.
Pour tourner une séquence, nous descendons sur la face Est de l’île
la cage en acier, très lourde, qui a servi au tournage du « Monde du
Silence ». D’autres plongeurs se servent des cages nouvelles en aluminium,
beaucoup plus maniables. Mais la mer se lève et la position devient
intenable. Je décide de passer de l’autre côté de l’île où nous serons plus
abrités. Remonter la cage d’acier est un dur travail. Mon fils Philippe
suggère que la Calypso la remorque... avec lui dedans. Je m’oppose absolument à ce que Philippe reste dans la cage, mais nous prenons l’engin en
remorque.
La mer est vraiment dure et la remorque casse. La cage coule très
vite tant elle est lourde. Elle disparaît dans un grand fond. Que serait-il
advenu de Philippe s’il s’était encore trouvé dedans ? Bien sûr il serait sorti,
mais il se serait trouvé au milieu d’une meute de requins que nous avions
déjà beaucoup excités... Un autre drame évité de justesse.
belle bande de poissons de coraux, probablement les seuls au monde qui se
soient installés à l’intérieur des terres.
Malheureusement nous avons tous de la « bourbouille », cette irritation
de la peau provoquée par la sueur dans les pays chauds. Foulon et Philippe
en souffrent comme les autres, leur plongée tourne au martyre.
Le sel du lac leur brûle la peau et les lèvres et il faut les asperger
d’eau douce.
Le 1er octobre. Nouvelle plongée à Dahl Gab. Canoé tire une carangue
au fusil sous-marin. Aussitôt un requin que personne n’avait vu, monte
comme un bolide du noir des profondeurs. Canoé n’a que le temps de se
rejeter en arrière. Mais la tête de Philippe est sur la trajectoire... Il a le
réflexe d’interposer sa caméra dans laquelle le requin fou vient se cogner.
Décontenancé, il vire d’un coup de queue et disparaît. Un drame évité de
justesse en vingt secondes.
Pour tourner une séquence, nous descendons sur la face Est de l’île
la cage en acier, très lourde, qui a servi au tournage du « Monde du
Silence ». D’autres plongeurs se servent des cages nouvelles en aluminium,
beaucoup plus maniables. Mais la mer se lève et la position devient
intenable. Je décide de passer de l’autre côté de l’île où nous serons plus
abrités. Remonter la cage d’acier est un dur travail. Mon fils Philippe
suggère que la Calypso la remorque... avec lui dedans. Je m’oppose absolument à ce que Philippe reste dans la cage, mais nous prenons l’engin en
remorque.
La mer est vraiment dure et la remorque casse. La cage coule très
vite tant elle est lourde. Elle disparaît dans un grand fond. Que serait-il
advenu de Philippe s’il s’était encore trouvé dedans ? Bien sûr il serait sorti,
mais il se serait trouvé au milieu d’une meute de requins que nous avions
déjà beaucoup excités... Un autre drame évité de justesse.
