152 LA VIE ET LA MORT DES CORAUX
Philippe prend place à bord avec une caméra. Le ballon s’enlève
et nous le suivons des yeux, mais il redescend bientôt et même plus vite
que ne le souhaiterait le pilote qui prend un bain de siège. Le ballon remonte,
puis redescend, trempant Philippe dans l’eau.
L’hélicoptère du pauvre se révèle un engin amusant pour les spectateurs. Il se montrera même utile, mais difficile à manier, en raison d’une
certaine inertie thermique qu’aggravent encore dans ces régions chaudes les
couches atmosphériques de température différente. Mais Philippe le maîtrisera parfaitement. Il réussira quelques jours plus tard à décoller de la
plage arrière de la Calypso et à se faire récupérer en fin d’ascension par
un zodiac. Cette fois, lorsqu’il tire la soupape pour dégonfler le ballon
tout l’équipage est enfoui sous des flots de nylon. Décidément c’est un
appareil facétieux.
Plongées difficiles
Il existe aux environs de Djibouti un lac salé, le Lac Assal, qu’il serait
intéressant de visiter en profondeur. Je pense que jamais personne n’a
regardé dans l’eau du lac, saturée de sel et qui se trouve à 180 mètres
au-dessous du niveau de la mer.
Les militaires acceptent de nous emmener en hélicoptère. Nous partons
en deux équipes. Nous survolons de magnifiques montagnes rouges et jaunes,
érodées, pelées. Et nous nous posons sur la banquise de sel.
Reste à plonger. Nous nous équipons et nous constatons, à la fois
vexés et amusés, qu’il nous faut plus de 30 kilos de plomb à la ceinture
pour franchir la surface. Les conditions sont ici les mêmes qu’en Mer Morte.
Foulon pèse avec son équipement un peu plus de 100 kg et il serait
en équilibre indifférent dans la mer. Ici il faut lui ajouter un lest supplémentaire de 30 kg pour qu’il puisse cesser de flotter. Nous l’accablons sous
le poids de toutes les ceintures de plomb que nous avons emportées et il
réussit à s’enfoncer. Philippe filme Serge auprès de très beaux cristaux de
sel qui se sont formés à une dizaine de mètres de la surface.
Tous deux font surtout des mesures de salinité en différents points du
lac et constatent que la teneur en sel varie beaucoup. L’eau de mer parvient
ici en filtrant à travers les roches des montagnes. En découvrant le point
précis où elle arrive dans le lac, nous avons la surprise d’apercevoir une
Philippe prend place à bord avec une caméra. Le ballon s’enlève
et nous le suivons des yeux, mais il redescend bientôt et même plus vite
que ne le souhaiterait le pilote qui prend un bain de siège. Le ballon remonte,
puis redescend, trempant Philippe dans l’eau.
L’hélicoptère du pauvre se révèle un engin amusant pour les spectateurs. Il se montrera même utile, mais difficile à manier, en raison d’une
certaine inertie thermique qu’aggravent encore dans ces régions chaudes les
couches atmosphériques de température différente. Mais Philippe le maîtrisera parfaitement. Il réussira quelques jours plus tard à décoller de la
plage arrière de la Calypso et à se faire récupérer en fin d’ascension par
un zodiac. Cette fois, lorsqu’il tire la soupape pour dégonfler le ballon
tout l’équipage est enfoui sous des flots de nylon. Décidément c’est un
appareil facétieux.
Plongées difficiles
Il existe aux environs de Djibouti un lac salé, le Lac Assal, qu’il serait
intéressant de visiter en profondeur. Je pense que jamais personne n’a
regardé dans l’eau du lac, saturée de sel et qui se trouve à 180 mètres
au-dessous du niveau de la mer.
Les militaires acceptent de nous emmener en hélicoptère. Nous partons
en deux équipes. Nous survolons de magnifiques montagnes rouges et jaunes,
érodées, pelées. Et nous nous posons sur la banquise de sel.
Reste à plonger. Nous nous équipons et nous constatons, à la fois
vexés et amusés, qu’il nous faut plus de 30 kilos de plomb à la ceinture
pour franchir la surface. Les conditions sont ici les mêmes qu’en Mer Morte.
Foulon pèse avec son équipement un peu plus de 100 kg et il serait
en équilibre indifférent dans la mer. Ici il faut lui ajouter un lest supplémentaire de 30 kg pour qu’il puisse cesser de flotter. Nous l’accablons sous
le poids de toutes les ceintures de plomb que nous avons emportées et il
réussit à s’enfoncer. Philippe filme Serge auprès de très beaux cristaux de
sel qui se sont formés à une dizaine de mètres de la surface.
Tous deux font surtout des mesures de salinité en différents points du
lac et constatent que la teneur en sel varie beaucoup. L’eau de mer parvient
ici en filtrant à travers les roches des montagnes. En découvrant le point
précis où elle arrive dans le lac, nous avons la surprise d’apercevoir une
