LIBRES DANS LA MER 81
A bord de la Calypso, on l’avait mis à un régime fortifiant qui semblait
réussir, mais « il n’était plus comme avant ».
Ce matin-là, le Dr Tassy est appelé aussitôt en consultation. Il fait à
Christobald des piqûres d’un tonicardiaque. Il tente même un massage du
cœur.
Christobald devait mourir le lendemain.
Embarras gastrique
Etant donné que les vivres nous étaient mesurés, nourrir notre otarie
était devenu un problème. Il fallait recourir aux ressources locales. Nous
avons d’abord essayé de lui offrir du mérou. Mais c’est un poisson que Pepito
ne supportait pas.
Le lendemain du jour où on lui en a donné, Raymond a trouvé Pepito
dans un état lamentable. Il avait vomi. Et surtout, il posait ses deux pattes
antérieures sur son ventre, et il roulait des yeux pathétiques pour montier
qu’il avait mal. Le Dr Tassy, immédiatement alerté, a remis à R. Coll un
tube de pommade à enfoncer dans l’anus de Pepito.
Ce lavement a fait merveille. Deux heures plus tard, Pepito s’est vidé.
Mais pendant ces deux heures, Raymond lui a massé le ventre, en lui faisant
la conversation à mi-voix.
Une demi-heure après avoir été soulagé, Pepito gambadait et plongeait
dans sa piscine.
Après cette fâcheuse expérience, il a fallu recourir à d’autres poissons.
Certaines nuits, après des journées épuisantes passées en plongée à élinguer*
des blocs de corail et à les casser sur la plage arrière à coups de masse, une
équipe de volontaires pêchait de 10 heures du soir à 3 heures du matin,
des petits poissons, appelés aiguillettes, très appréciés de Pepito et très bien
assimilés.
Le manque d’eau, l’épuisement de tous, la menace des cyclones, et
surtout la déconvenue due au fait que notre épave avait cent ans de moins
que prévu, tout cela nous a obligés à quitter définitivement notre banc de
corail.
Le canal de Panama
D’autres entreprises nous attendaient dans le Pacifique. La Calypso
a emprunté le canal de Panama pour s’y rendre.
A bord de la Calypso, on l’avait mis à un régime fortifiant qui semblait
réussir, mais « il n’était plus comme avant ».
Ce matin-là, le Dr Tassy est appelé aussitôt en consultation. Il fait à
Christobald des piqûres d’un tonicardiaque. Il tente même un massage du
cœur.
Christobald devait mourir le lendemain.
Embarras gastrique
Etant donné que les vivres nous étaient mesurés, nourrir notre otarie
était devenu un problème. Il fallait recourir aux ressources locales. Nous
avons d’abord essayé de lui offrir du mérou. Mais c’est un poisson que Pepito
ne supportait pas.
Le lendemain du jour où on lui en a donné, Raymond a trouvé Pepito
dans un état lamentable. Il avait vomi. Et surtout, il posait ses deux pattes
antérieures sur son ventre, et il roulait des yeux pathétiques pour montier
qu’il avait mal. Le Dr Tassy, immédiatement alerté, a remis à R. Coll un
tube de pommade à enfoncer dans l’anus de Pepito.
Ce lavement a fait merveille. Deux heures plus tard, Pepito s’est vidé.
Mais pendant ces deux heures, Raymond lui a massé le ventre, en lui faisant
la conversation à mi-voix.
Une demi-heure après avoir été soulagé, Pepito gambadait et plongeait
dans sa piscine.
Après cette fâcheuse expérience, il a fallu recourir à d’autres poissons.
Certaines nuits, après des journées épuisantes passées en plongée à élinguer*
des blocs de corail et à les casser sur la plage arrière à coups de masse, une
équipe de volontaires pêchait de 10 heures du soir à 3 heures du matin,
des petits poissons, appelés aiguillettes, très appréciés de Pepito et très bien
assimilés.
Le manque d’eau, l’épuisement de tous, la menace des cyclones, et
surtout la déconvenue due au fait que notre épave avait cent ans de moins
que prévu, tout cela nous a obligés à quitter définitivement notre banc de
corail.
Le canal de Panama
D’autres entreprises nous attendaient dans le Pacifique. La Calypso
a emprunté le canal de Panama pour s’y rendre.
