Une grosse lampe est descendue dans l’eau. Très vite, un banc de maquereaux vient rôder sur l’arrière de la Calypso. La pêche à la ligne et au
salabre* à laquelle se livrent tous les hommes de bonne volonté, est
magnifique. En un rien de temps, nous ramassons quelques kilos de poissons,
qui sont aussitôt distribués aux otaries.
Immédiatement, c’est l’allégresse. « Pepito et Christobald avalent cela
comme de la brioche », dit Christian Bonnici. Les poissons disparaissent
comme par enchantement dans leur gueule.
Après les avoir rassasiés, Raymond Coll et Bonnici organisent une
sérieuse campagne de pêche, qui remplit notre congélateur de poissons frais.
Les affreuses sardines sont jetées à la mer, bon débarras pour tout le monde.
Il était temps : Christobald jeûnait depuis 15 jours.
Au cours des jours suivants, le gouverneur et sa femme ont fait une
aimable visite à la Calypso. Madame est arrivée avec des talons aiguille,
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