DES FOUS. DES MANCHOTS ET DES OTARIES 31
commencent toujours par en faire le tour, s’en approchent de tout près.
Ensuite, on les voit nager en rasant le fond. Elles promènent leur moustache
sur le sable ou sur la vase. Nous nous sommes souvent demandé ce qu’elles
cherchaient ainsi.
Elles semblent parfaitement à l’aise, à 100 mètres de la surface. Il est
probable qu’elles peuvent descendre beaucoup plus bas. Bien qu’en général
elles ne dépassent guère 40 ou 50 mètres, elles peuvent très bien le faire,
comme nous l’ont appris ces plongées en soucoupe.
Leurs performances n’ont fait qu’accroître la sympathie que nous
avions pour elles. Il est merveilleux de les voir se déplacer rapidement, en
profondeur, ou tourner avec souplesse autour de la puce. Notre aventure
avec les otaries ne fait que commencer.
Retard
Il mars. Brouillard épais sur la mer.
Faisons route au large pour trouver de l’eau claire. Après 20 minutes
de route, la mer paraît toujours aussi bouchée.
Enfin vers 15 h 30, les conditions deviennent un peu plus favorables.
Nous mettons les deux puces à l’eau, l’une avec Falco, l’autre avec Laban.
Tous deux évoluent, effectuent différentes manœuvres, et se filment réciproquement avec les caméras sous-marines incorporées à chaque sous-marin.
Vers 17 heures, il pleut, la mer grossit. Par téléphone sous-marin, je
donne l’ordre à Falco et à Laban de remonter immédiatement. Il était temps.
Nous hissons les soucoupes à bord ; dans une mer si agitée l’opération est
acrobatique.
12 mars. Toujours très grosse houle de sud-ouest.
Le mauvais temps, dans cette région, a considérablement retardé notre
travail. Je commence à être très inquiet pour notre programme toujours si
chargé. J’avais le projet de poursuivre les observations sur les otaries dans
cette région du Cap, où elles sont si nombreuses. J’espérais même leur
consacrer tout un film.
En 250 ans, les otaries, pourchassées pour leur graisse et pour leur
fourrure, sont passées de plusieurs millions à quelques centaines de mille
dans le monde.
A part l’homme, ses ennemis sont les requins et, surtout, les orques.
Ce sont des animaux au psychisme remarquablement développé. Leur
commencent toujours par en faire le tour, s’en approchent de tout près.
Ensuite, on les voit nager en rasant le fond. Elles promènent leur moustache
sur le sable ou sur la vase. Nous nous sommes souvent demandé ce qu’elles
cherchaient ainsi.
Elles semblent parfaitement à l’aise, à 100 mètres de la surface. Il est
probable qu’elles peuvent descendre beaucoup plus bas. Bien qu’en général
elles ne dépassent guère 40 ou 50 mètres, elles peuvent très bien le faire,
comme nous l’ont appris ces plongées en soucoupe.
Leurs performances n’ont fait qu’accroître la sympathie que nous
avions pour elles. Il est merveilleux de les voir se déplacer rapidement, en
profondeur, ou tourner avec souplesse autour de la puce. Notre aventure
avec les otaries ne fait que commencer.
Retard
Il mars. Brouillard épais sur la mer.
Faisons route au large pour trouver de l’eau claire. Après 20 minutes
de route, la mer paraît toujours aussi bouchée.
Enfin vers 15 h 30, les conditions deviennent un peu plus favorables.
Nous mettons les deux puces à l’eau, l’une avec Falco, l’autre avec Laban.
Tous deux évoluent, effectuent différentes manœuvres, et se filment réciproquement avec les caméras sous-marines incorporées à chaque sous-marin.
Vers 17 heures, il pleut, la mer grossit. Par téléphone sous-marin, je
donne l’ordre à Falco et à Laban de remonter immédiatement. Il était temps.
Nous hissons les soucoupes à bord ; dans une mer si agitée l’opération est
acrobatique.
12 mars. Toujours très grosse houle de sud-ouest.
Le mauvais temps, dans cette région, a considérablement retardé notre
travail. Je commence à être très inquiet pour notre programme toujours si
chargé. J’avais le projet de poursuivre les observations sur les otaries dans
cette région du Cap, où elles sont si nombreuses. J’espérais même leur
consacrer tout un film.
En 250 ans, les otaries, pourchassées pour leur graisse et pour leur
fourrure, sont passées de plusieurs millions à quelques centaines de mille
dans le monde.
A part l’homme, ses ennemis sont les requins et, surtout, les orques.
Ce sont des animaux au psychisme remarquablement développé. Leur
