APPENDICE III 279
sions atomiques. Le lait des ourses, des phoques femelles et des femmes
eskimos a été analysé. Or, il a été constaté que le lait eskimo renfermait
50 à 100 fois plus de césium 137 que celui des mères canadiennes.
De nouvelles analyses ont été effectuées en 1972 et elles ont montré
que les doses de strontium 90 et de césium 137 étaient devenues en dix
ans inférieures aux doses maximales admises.
En revanche ces analyses ont mis en évidence un taux de pesticide,
notamment de D.D.T., supérieur de 60 % au maximum tolérable. La présence de ces produits chimiques a été constatée aussi bien dans le lait des
phoques que dans celui des mères eskimos.
La pollution, cadeau empoisonné de la civilisation, entraînée par les
eaux de pluie et les déchets de toutes sortes, concentrée dans le corps des
poissons, des mammifères marins et des ours est une des menaces les plus
redoutables qui pèsent sur le grand Nord.
Le passage de la culture eskimo traditionnelle à l’enseignement moderne
pose un autre problème. L’école qui le plus souvent éloigne les enfants
de leurs parents contribue à opposer les générations. L’enseignement de
l’anglais, le dédain de la langue eskimo, l’oubli des techniques anciennes
suscitent l’incompréhension entre jeunes et vieux.
Il est des régions arctiques où les nouvelles générations répugnent à
parler du passé eskimo et le renient. Et cependant le plus souvent les jeunes
gens ne réussissent pas à s’intégrer au monde anglo-saxon.
Plus que les Canadiens et les Américains, les Danois ont tenté, au
Groenland, de préserver les traditions locales tout en dispensant un enseignement moderne.
Sans doute le problème ne sera-t-il vraiment résolu que lorsque cet
enseignement sera assuré par des instituteurs d’origine eskimo. Ceux-ci, tout
en apprenant l’anglais à leurs élèves, auront à cœur de sauver cette langue
eskimo, qui est d’une belle richesse de vocabulaire, bien qu elle ne nous ait
pas laissé d’œuvre écrite.
sions atomiques. Le lait des ourses, des phoques femelles et des femmes
eskimos a été analysé. Or, il a été constaté que le lait eskimo renfermait
50 à 100 fois plus de césium 137 que celui des mères canadiennes.
De nouvelles analyses ont été effectuées en 1972 et elles ont montré
que les doses de strontium 90 et de césium 137 étaient devenues en dix
ans inférieures aux doses maximales admises.
En revanche ces analyses ont mis en évidence un taux de pesticide,
notamment de D.D.T., supérieur de 60 % au maximum tolérable. La présence de ces produits chimiques a été constatée aussi bien dans le lait des
phoques que dans celui des mères eskimos.
La pollution, cadeau empoisonné de la civilisation, entraînée par les
eaux de pluie et les déchets de toutes sortes, concentrée dans le corps des
poissons, des mammifères marins et des ours est une des menaces les plus
redoutables qui pèsent sur le grand Nord.
Le passage de la culture eskimo traditionnelle à l’enseignement moderne
pose un autre problème. L’école qui le plus souvent éloigne les enfants
de leurs parents contribue à opposer les générations. L’enseignement de
l’anglais, le dédain de la langue eskimo, l’oubli des techniques anciennes
suscitent l’incompréhension entre jeunes et vieux.
Il est des régions arctiques où les nouvelles générations répugnent à
parler du passé eskimo et le renient. Et cependant le plus souvent les jeunes
gens ne réussissent pas à s’intégrer au monde anglo-saxon.
Plus que les Canadiens et les Américains, les Danois ont tenté, au
Groenland, de préserver les traditions locales tout en dispensant un enseignement moderne.
Sans doute le problème ne sera-t-il vraiment résolu que lorsque cet
enseignement sera assuré par des instituteurs d’origine eskimo. Ceux-ci, tout
en apprenant l’anglais à leurs élèves, auront à cœur de sauver cette langue
eskimo, qui est d’une belle richesse de vocabulaire, bien qu elle ne nous ait
pas laissé d’œuvre écrite.
