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printemps arctique
UN LABYRINTHE DE GLACE — LE SECRET DES MORSES
UN BRUIT DE CLOCHE — A ARMES ÉGALES
RICHESSE DE L’ARCTIQUE — L’OURS POLAIRE
LE DERNIER SANCTUAIRE
Nos plongeurs sont presque tous des Méridionaux et ils sont habitués
aux eaux tièdes de la Méditerranée, de la mer Rouge ou des Caraïbes. Il
n’est pas étonnant que ces eaux glacées, ce ciel bas, cette brume les dépaysent
affreusement. Pourtant, ils s’accoutument à ce monde hostile. Ils gardent
leur bon moral, et supportent admirablement les intempéries. Leur origine
méridionale fait que le moindre rayon de soleil leur paraît plus précieux
qu’à d’autres. La lumière retrouvée les ressuscite.
J’ai connu à Gambell une période de cinq jours absolument magnifique : grand soleil et pas un souffle de vent. Le temps est vraiment très
mauvais tout au long de l’année, mais occasionnellement, il se produit des
trêves comme celle-là : une interruption dans les tempêtes de printemps.
Ces moments de douceur semblent d’autant plus merveilleux qu’ils sont
exceptionnels.
Des oiseaux tournent par milliers dans le ciel clair. La plaine de glace
autour de Gambell luit doucement comme une patinoire. Sur l’horizon, les
montagnes toutes blanches sont enfin visibles. Çà et là, pointent déjà des
roches noires. La mer, immobile, d’un bleu vert onctueux, caresse doucement les blocs qui fondent. On imagine mal que ce pays, enseveli pendant
printemps arctique
UN LABYRINTHE DE GLACE — LE SECRET DES MORSES
UN BRUIT DE CLOCHE — A ARMES ÉGALES
RICHESSE DE L’ARCTIQUE — L’OURS POLAIRE
LE DERNIER SANCTUAIRE
Nos plongeurs sont presque tous des Méridionaux et ils sont habitués
aux eaux tièdes de la Méditerranée, de la mer Rouge ou des Caraïbes. Il
n’est pas étonnant que ces eaux glacées, ce ciel bas, cette brume les dépaysent
affreusement. Pourtant, ils s’accoutument à ce monde hostile. Ils gardent
leur bon moral, et supportent admirablement les intempéries. Leur origine
méridionale fait que le moindre rayon de soleil leur paraît plus précieux
qu’à d’autres. La lumière retrouvée les ressuscite.
J’ai connu à Gambell une période de cinq jours absolument magnifique : grand soleil et pas un souffle de vent. Le temps est vraiment très
mauvais tout au long de l’année, mais occasionnellement, il se produit des
trêves comme celle-là : une interruption dans les tempêtes de printemps.
Ces moments de douceur semblent d’autant plus merveilleux qu’ils sont
exceptionnels.
Des oiseaux tournent par milliers dans le ciel clair. La plaine de glace
autour de Gambell luit doucement comme une patinoire. Sur l’horizon, les
montagnes toutes blanches sont enfin visibles. Çà et là, pointent déjà des
roches noires. La mer, immobile, d’un bleu vert onctueux, caresse doucement les blocs qui fondent. On imagine mal que ce pays, enseveli pendant
