LE GRAND DEPART 151
La recherche a duré longtemps. A cette époque les soucoupes n’étaient pas
encore munies d’un signal électromagnétique.
Mais Laban entendait en parasite les bruits du moteur hors bord, et
c’est lui qui a guidé le chaland.
Un cimetière
Philippe avait repéré, à une assez grande profondeur, une plate-forme
rocheuse où s’étaient accumulés les cadavres d’éléphants de mer. En somme,
le fameux « cimetière d’éléphants » dont on parle toujours sans jamais le
voir. Les squelettes blanchis se dressaient tout le long de ce plateau rocheux.
Tout était ainsi réuni pour former, dans la pénombre marine, une scène
dramatique que nous avons voulu filmer. C’est Philippe qui a dirigé ces
prises de vues.
A la tête des cinéastes, il quitte la Calypso pour une plongée en eau
profonde. L’équipe rencontre d’abord des cadavres d’éléphanteaux qui flottent à la surface ou entre deux eaux. Puis, la lente descente dans l’épaisseur
de l’eau se poursuit au cœur d’une ombre de plus en plus épaisse.
Tandis que les plongeurs s’enfonçent dans la mer, un requin solitaire
monte vers eux, émergeant des ténèbres.
Philippe et ses camarades dépassent, l’une après l’autre, les terrasses
sous-marines accrochées comme des balcons au socle de notre île volcanique.
Ils éprouvent un sentiment de plus en plus angoissant d’étrangeté. Dans les
eaux noires, la surface, dont la lueur est à peine sensible, paraît être loin.
Tout est différent ici. La vie est plus lente, plus oppressante, plus proche
de la mort.
Voici, enfin, une dernière terrasse accrochée à la falaise. Un plongeur
allume une lampe. Les squelettes des éléphants, alignés sur les rocs dans
des postures de cauchemar, sont bien là, tels que Philippe les a vus. Leurs
os luisent doucement, puis apparaissent très blancs, quand des plongeurs
allument d’autres lampes pour éclairer toute la scène.
Près de la surface, Louis Prézelin enflamme une torche qui brûle dans
l’eau, et il commence une descente hallucinante. C’est une vision prodigieuse
comme si un volcan éclatait dans la mer. La torche crache du feu et de la
fumée et laisse derrière elle un sillage fantastique.
Les squelettes semblent s’animer et trembler dans une lumière infernale.
C’est, peut-être, la séquence la plus étrange de notre film sur les éléphants
de mer.
La recherche a duré longtemps. A cette époque les soucoupes n’étaient pas
encore munies d’un signal électromagnétique.
Mais Laban entendait en parasite les bruits du moteur hors bord, et
c’est lui qui a guidé le chaland.
Un cimetière
Philippe avait repéré, à une assez grande profondeur, une plate-forme
rocheuse où s’étaient accumulés les cadavres d’éléphants de mer. En somme,
le fameux « cimetière d’éléphants » dont on parle toujours sans jamais le
voir. Les squelettes blanchis se dressaient tout le long de ce plateau rocheux.
Tout était ainsi réuni pour former, dans la pénombre marine, une scène
dramatique que nous avons voulu filmer. C’est Philippe qui a dirigé ces
prises de vues.
A la tête des cinéastes, il quitte la Calypso pour une plongée en eau
profonde. L’équipe rencontre d’abord des cadavres d’éléphanteaux qui flottent à la surface ou entre deux eaux. Puis, la lente descente dans l’épaisseur
de l’eau se poursuit au cœur d’une ombre de plus en plus épaisse.
Tandis que les plongeurs s’enfonçent dans la mer, un requin solitaire
monte vers eux, émergeant des ténèbres.
Philippe et ses camarades dépassent, l’une après l’autre, les terrasses
sous-marines accrochées comme des balcons au socle de notre île volcanique.
Ils éprouvent un sentiment de plus en plus angoissant d’étrangeté. Dans les
eaux noires, la surface, dont la lueur est à peine sensible, paraît être loin.
Tout est différent ici. La vie est plus lente, plus oppressante, plus proche
de la mort.
Voici, enfin, une dernière terrasse accrochée à la falaise. Un plongeur
allume une lampe. Les squelettes des éléphants, alignés sur les rocs dans
des postures de cauchemar, sont bien là, tels que Philippe les a vus. Leurs
os luisent doucement, puis apparaissent très blancs, quand des plongeurs
allument d’autres lampes pour éclairer toute la scène.
Près de la surface, Louis Prézelin enflamme une torche qui brûle dans
l’eau, et il commence une descente hallucinante. C’est une vision prodigieuse
comme si un volcan éclatait dans la mer. La torche crache du feu et de la
fumée et laisse derrière elle un sillage fantastique.
Les squelettes semblent s’animer et trembler dans une lumière infernale.
C’est, peut-être, la séquence la plus étrange de notre film sur les éléphants
de mer.
