Bernard Delemotte caresse une jeune femelle et provoque la jalousie du maître du harem.
Bernard Delemotte a donné à notre gros ami une claque amicale sur
l’arrière-train, et il s’est dressé d’un coup. Le tiers avant de son corps s’est
soulevé. C’était impressionnant. Il nous dominait tous, sa tête était à plus
de 2 mètres de haut, peut-être 2,50 mètres. Le cou, le tronc formaient un
seul cône massif et luisant au haut duquel la gueule bâillait extraordinairement large : c’était vraiment une ouverture digne de ce grand sac, et il
en sortait un meuglement rythmique, obstiné, déchirant, à la fois plainte,
protestation et menace. Il y a quelque chose d’un peu tragique dans le
comportement de ces géants maladroits.
Leur démarche m’a toujours plongé dans l’étonnement. On ne peut
pas dire que ce soit une reptation. J’ai comparé leurs mouvements à ceux
Précédent

- 142/307

Suivant