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d’espèces à traiter (plus de 600) et pour garder à cet ouvrage une taille
raisonnable, la description spécifique ne reprend généralement pas les
différents caractères déjà mentionnés, soit dans les clés de détermination, soit dans les descriptions des différents groupes taxinomiques
(genre, famille, etc.) auxquels l’espèce appartient;
— une très abondante illustration, la plus grande partie des espèces
étant figurée soit en couleurs (généralement à partir de diapositives) soit
en noir et blanc (d’après nature ou d’après d’autres ouvrages) avec,
chaque fois qu’il en est besoin, des dessins de détail précisant un caractère anatomique important;
— des schémas généraux regroupant les noms et la position des différentes parties ou organes du corps d’un poisson;
— un glossaire définissant les termes scientifiques employés (réduits
au minimum indispensable) qui pourraient quelque peu dérouter un lecteur non familiarisé avec ce vocabulaire;
— enfin, bien entendu, un index regroupant alphabétiquement les
noms scientifiques et un autre index réservé aux noms vernaculaires
français les plus communs.
Précisons enfin que la liste des espèces retenues suit de très près celle
du C.L.O.F.N.A.M. (1) et que la classification s’inspire très largement
de celle de P. H. Greenwood, D. E. Rosen, S. H. Weitzman et G. S.
Myers parue en 1966 et admise par la plupart des auteurs.
Nous pensons qu’avec tous les éléments ainsi réunis, le lecteur pourra
sans grande difficulté identifier les poissons récoltés.
Dans de très nombreux cas une consultation attentive de l’illustration
sera suffisante. Nous conseillons toutefois vivement de confirmer cette
première approche par la lecture du texte correspondant, différentes
espèces pouvant présenter de trompeuses ressemblances, ou, à l’inverse,
une même espèce se montrer sous des livrées très différentes.
Enfin nous ne saurions trop mettre en garde contre le penchant si
naturel à vouloir déterminer un poisson à l’aide de son seul nom commun. Certaines espèces sont connues, suivant les régions, sous différentes appellations qui peuvent être très nombreuses pour les plus communes. De plus, et c’est infiniment plus grave, le même nom désigne
souvent des espèces différentes suivant les localités. A titre d’exemple
les espèces commercialisées sous les noms de Merlan, Merlu, Merluchon, Colin, Colineau échangent très souvent leurs noms suivant les
marchés. Les célèbres Rougets chers aux Romains et aux Provençaux
(Rougets barbets) ne sont pas les Rougets de la plupart des Français
(Rougets grondins). De même pour la Daurade ou Dorade qui peut être
la Dorade royale (Sparus aurata), la Dorade grise (Spondyliosoma cantharus), la Dorade rose (Pagellus bogaraveo), etc. La plus grande pru(1) Check-list of the fishes of the north-eastern Atlantic and of the Mediterranean.
Unesco, Paris, 1973.
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