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SOUS-ORDRE DES RAJOIDES
FAMILLE DES RAJIDÉS
RAIES
Ce sont les véritables Raies. Particulièrement bien adaptées à la vie
benthique, elles chassent habituellement à l’affût, légèrement enfouies,
mais sont capables d’une nage aisée et très gracieuse par ondulation des
pectorales. Leur nourriture est variée. Elles capturent leurs proies en les
couvrant de leur corps qu’elles plaquent au sol. Leur queue, dépourvue
d’aiguillons venimeux, porte des organes électriques latéraux utilisés
pour l’électrolocalisation, et généralement une ou plusieurs séries de
boucles épineuses constituant un organe de défense efficace.
Toutes les Raies sont ovipares et pondent de grands œufs protégés
par une capsule cornée rectangulaire prolongée à chaque angle par un
filament. Les coques vides, souvent rejetées à la côte, sont appelées en
Angleterre « porte-monnaie des Sirènes ». L’accouplement et la ponte
ont généralement lieu l’été.
Pêchées au chalut ou à la ligne de fond, les Raies ont une certaine
importance économique. Seules les pectorales ou ailes sont habituellement consommées, mais certaines espèces ont une désagréable odeur
ammoniacale.
Les pectorales sont soudées sur toute leur longueur à la tête et au
tronc, formant avec eux un disque très déprimé, prolongé par une queue
nettement différenciée et surmontée de deux très petites nageoires dorsales reculées et proches d’une caudale également très réduite. Les pelviennes sont partagées en deux lobes par une profonde échancrure, le lobe
postérieur portant chez les mâles l’organe d’accouplement ou ptérygopode. Les évents sont munis d’une valvule ou d’un sphincter. Comme
pour les autres Sélaciens la peau est plus ci moins âpre, hérissée de
petits denticules cutanés distribués en zones plus ou moins importantes,
généralement plus développées sur l’avant du disque, avec, en nombre
très variable, d’autres denticules nettement plus grands, les boucles. Les
dents, petites, sont disposées en rangées transversales dont le nombre
croît avec l’âge (les nombres donnés dans les descriptions correspondent
à la mâchoire supérieure).
Les Raies présentent souvent un dimorphisme sexuel qui concerne,
outre les ptérygopodes des mâles, la taille (moindre chez ces derniers),
la forme des dents (assez souvent en pavés chez les femelles, crochues
chez les mâles) et le nombre et la répartition des boucles, habituellement
plus nombreuses chez les femelles, les mâles possédant en revanche des
groupes de boucles localisées sur les pectorales (alaires) et de part et
d’autre des yeux (malaires).
L’identification des espèces n’est pas toujours chose aisée, et la littérature est encore trop souvent confuse et même contradictoire. Plusieurs
caractères, en particulier le nombre et la disposition des boucles sont
très variables suivant l’âge, le sexe, et même d’un individu à l’autre. La
forme du disque -varie également de façon sensible avec l’âge, le rostre
étant généralement moins marqué chez les jeunes. La coloration, elle
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