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SOUS-ORDRE DES SCOMBROIDES
La systématique des Scombroides a été de nombreuses fois remaniée.
Pris ici dans un sens assez large, ce sous-ordre comprend, outre les
Scombroides au sens étroit du terme, ou Scombres, un certain nombre
d’autres familles qui en sont dérivées. Il n’est pas possible de donner une
définition simple de l’ensemble, que nous subdiviserons en 4 groupes
eux-mêmes quelquefois considérés comme des sous-ordres.
Clé des Groupes
• Dorsale et anale suivies d’une série d’au moins 4 pinnules bien distinctes .........................................................................
Groupe 1
• Dorsale et anale suivie d’au plus 3 pinnules.
△ Mâchoire supérieure étirée en long rostre en forme de pique ou
d’épée ......................................................................... Groupe II
△ Mâchoire supérieure non étirée en rostre.
■ Pas de carène sur le pédoncule caudal. Corps fusiforme ou très
allongé et rubané............................................
Groupe III
■ Une carène de chaque côté du pédoncule caudal. Corps ovalisé
.......................................................................... Groupe IV
GROUPE I
Comprend les Scombroides typiques ou Scombres : Maquereaux,
Thons, Bonites, etc. poissons pélagiques peuplant les mers chaudes et
tempérées. Grégaires, erratiques, ils s’assemblent en bancs plus ou
moins importants, généralement en surface bien que certains aillent
quelquefois chercher leur nourriture à plusieurs centaines de mètres de
profondeur. Ils accomplissent des migrations de nutrition et de ponte
souvent très étendues et qui les amènent périodiquement au voisinage
des côtes. Voraces, carnivores. Coloration des poissons de haute mer,
bleutée sur le dos, argentée sur le ventre.
Une morphologie très adaptée en fait des nageurs particulièrement
véloces (pointes de 80 à 100km/h pour certains): corps fusiforme,
réduction de l’écaillure, semi-rigidité et forte ossification de la colonne
vertébrale, puissante caudale (le plus souvent en croissant), les autres
nageoires pouvant s’effacer, les dorsales dans un sillon, les pectorales et
les pelviennes dans une dépression. Les carènes caudales et les pinnules
qui restent érigées jouent le rôle d’organes stabilisateurs.
Appréciés et activement pêchés depuis la plus haute antiquité, souvent représentés sur les mosaïques, vases ou monnaies du pourtour
méditerranéen. Les Romains préparaient avec leurs intestins un garum
ou garon (1) très recherché. Toujours d’une grande importance économique, leur chair ferme et sapide est consommée fraîche, surgelée ou
(1) Sorte de sauce servant de condiment, au goût particulièrement violent, obtenue par
autolyse à la suite d’une macération dans le sel, assez semblable au nuoc-mam des Orientaux et apprécié comme ce dernier des Romains : liqueur exquise pour les uns, infâme
putréfaction pour les autres.
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