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SOUS-ORDRE DES GOBIOIDES
FAMILLE DES GOBIIDÉS
GOBIES
Les Gobies, poissons de petite taille, peuplent de préférence les eaux
littorales et se rencontrent quelquefois par groupes, plus souvent isolés.
Mauvais nageurs, ils ne quittent habituellement pas le fond, se déplaçant
par saccades. Certains recherchent les zones sableuses, beaucoup préfèrent les faciès rocheux ou herbeux à nombreuses cachettes. Ils se reconnaissent aisément à leurs pelviennes soudées généralement sur toute leur
longueur et formant ainsi un disque ventral ovalisé fonctionnant en ventouse grâce à la présence habituelle d’une membrane antérieure reliant à
leur base les rayons externes (fig. 32)1. A vrai dire le pouvoir adhésif
de cette ventouse est très faible.
(1) D autres familles sont également pourvues d'un disque ventral adhésif. Elles se distinguent toutes des Gobiidés par leur peau nue, sans écailles.
Les mâles, généralement plus colorés que les femelles, délimitent et
défendent un territoire, y aménagent une petite cavité sous une pierre ou
une racine ou dans un coquillage vide, y conduisent une ou plusieurs
femelles après une parade nuptiale, puis gardent la ponte formée de
petits œufs piriformes ou elliptiques, collés en masse au plafond par l’intermédiaire d’un petit pédoncule. Les jeunes ont un stade pélagique
avant de regagner le fond.
D’aspect plutôt terne et peu attirant, les Gobies, bien que leur chair
soit excellente, sont, sauf exception, peu recherchés. Les captures sont
généralement accidentelles (gangui, nasses, petits filets). Carnivores,
voraces, peu méfiants, leur capture à la canne ou à la ligne est des plus
faciles pour peu que le hameçon soit assez petit. Ils s’acclimatent généralement bien en aquarium.
Corps assez allongé, subcylindrique, légèrement comprimé en arrière.
Tête large, plutôt déprimée, à joues rebondies et grosses lèvres. Gros
yeux, haut placés. Bouche oblique, à mandibule légèrement proéminente, armée de plusieurs rangées de dents généralement très petites.
Museau court. Narine antérieure légèrement tubuleuse surmontée très
souvent d’un petit lambeau cutané. Opercule sans épines. Deux dorsales, proches ou jointives, la première soutenue par des rayons non segmentés mais non piquants. Corps recouvert d’écailles, généralement cténoïdes, tout au moins en partie. Pas de ligne latérale apparente.
La famille est riche en espèces, souvent très proches, longtemps et
encore mal distinguées, d’où une synonymie des plus embrouillées et de
nombreuses contradictions chez les différents auteurs. La détermination
précise des espèces repose sur la présence et la disposition, sur la tête,
d une part de canaux sensoriels muqueux s’ouvrant à l’extérieur par de
gros pores, d’autre part de séries de petites papilles sensorielles alignées,
les génipores. La répartition de ces éléments a été codifiée et le lecteur
trouvera ci-dessous le schéma théorique de leur distribution (Fig. 31).
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