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En avant de la première fente branchiale, généralement un spiracle ou
évent, orifice pair faisant communiquer la chambre branchiale avec l’extérieur. Une valvule intestinale, généralement en spirale, quelquefois en
anneaux, augmente la surface absorbante de l’intestin, ce dernier se terminant par un cloaque. Deux paupières avec, chez certains, une troisième formation cutanée pouvant se déployer à partir de l'angle antérieur
de l’orbite (membrane nictitante).
Deux super-ordres, les Pleurotrémes (Requins) à fentes branchiales
latérales et les Hypotrèmes (Raies et Torpilles) à fentes branchiales ventrales. Seuls des caractères internes permettent de différencier sans
ambiguïté ces deux groupes. Toutefois, les Requins et les Raies de forme
typique se distinguent aisément; quant aux formes de transition (Anges
de mer, Requins-scie, Guitares de mer) le petit nombre d'espèces et leur
silhouette caractéristique les font à coup sûr reconnaître.
SUPER-ORDRE DES PLEUROTRÉMES
Ce sont les Requins ou Squales, bien connus de tous et d’assez
sinistre réputation. En réalité, si la plupart d’entre eux sont parfaitement
inoffensifs, certains sont effectivement d’authentiques « mangeurs
d’hommes ». (Il semble bien toutefois que nombre d’accidents leur aient
été attribués à tort et soient le fait d’autres prédateurs, les Barracudas en
particulier). La plupart font en tout cas preuve d’une incroyable boulimie et l’on a pu retrouver dans leur estomac les objets les plus hétéroclites et les plus indigestes, qu’ils ont d’ailleurs la faculté de régurgiter. De
plus, leur suc gastrique riche en acide chlorhydrique leur permettrait de
stocker pendant de longs jours une partie des proies dans leur estomac.
Plus lourds que l’eau, ils sont obligés de nager continuellement pour se
soutenir. Ils s’aident quelquefois en avalant de l’air et leur foie, très riche
en huile, peut également aider à la sustentation.
Les Requins, quelquefois pêchés à la ligne ou au fusil harpon par les
amateurs, sont plus souvent capturés à la ligne ou à l’aide de filets par
les professionnels. Quelques espèces sont normalement consommées,
mais ce sont surtout les nageoires (ailerons), particulièrement appréciées
des gourmets en Extrême-Orient, qui font l’objet d’un assez important
négoce. Certains ont un foie extrêmement développé (jusqu’à 30 % du
poids total) donnant une huile très riche en vitamine A (souvent plus
que l’huile de foie de Morue). Cette huile est utilisée pour ses vertus thérapeutiques, mais également pour le traitement des peaux et la fabrication des peintures. Le cuir (peau de chagrin, galuchat), rugueux, mais
d’une grande solidité, servait naguère à la fabrication des poignées de
sabre et des casques de soldats, ou, pour les peaux les plus fines, au
polissage de l’ivoire ou du bois. L’industrie moderne a appris à traiter
plus facilement ces cuirs extrêmement résistants et les utilise, privés ou
non de leurs denticules, en cordonnerie ou en maroquinerie.
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