Décantation
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recommencée. En réalité, la décantation se fait en plusieurs étapes. Elle est réalisée
dans des bassins rectangulaires ou circulaires avec ou sans raclage de boues.
La décantation peut se dérouler de différentes façons selon la concentration de
la suspension, les caractéristiques des particules et les interactions possibles. Si ces
particules sont à :
• faible teneur, elles décantent indépendamment les unes des autres et leur
vitesse de chute est fonction de leur masse. C’est la décantation diffuse ;
• concentrations plus élevées, elles interagissent entre elles et conduisent à une
décantation freinée.
De même, il est fait une distinction entre les particules :
• grenues qui sédimentent indépendamment les unes des autres à vitesse pratiquement constante ;
• agglomérées qui sont plus ou moins bien définies et dont la vitesse dépend de
la forme et peut varier en fonction de la position de la particule par rapport au sens de
déplacement.
2.1.1. Évolution d’une suspension dans le temps
Le modèle le plus simple du décanteur discontinu est représenté par une éprouvette de laboratoire. Le processus de décantation discontinu est illustré à l'aide de
l'exemple ci-dessous pour une suspension de concentration suffisante (supérieure à
0,5 %). Une suspension bien homogène de particules calibrées, ni trop grosses ni trop
fines, (carbonate de calcium par exemple) est introduite dans une éprouvette graduée
puis laissée au repos à température ordinaire. Le comportement de la suspension est
observé au cours du temps (cf. figure 2.1 A).
• À l'origine, to, la suspension est homogène et le dépôt commence dans les
conditions de la chute libre (zone B).
• Au bout d'un temps relativement court, tm, les gros grains sédimentent rapidement et se déposent au fond de l’éprouvette. Il est observé la formation de quatre
zones :
- une zone de clarification (liquide clair A) (clarification zone) de concentration nulle en solide ;
- une zone de suspension homogène, (de dépôt ou de chute libre, B)
(settling zone) dans laquelle la concentration est à peu près constante et pratiquement
identique à la concentration initiale de la suspension ;
- une zone de transition (C) (transition zone) de concentration plus
grande ;
- une zone de compression, (ou de sédiments, D), (compression zone)
dans laquelle la concentration est élevée (magma) et augmente avec le temps. Le dépôt
dans D se fait dans les conditions de la chute freinée. La séparation des zones A-B est
nette avec des suspensions bien calibrées et floculées alors qu’elle est floue avec les
zones B-C et surtout C-D.
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recommencée. En réalité, la décantation se fait en plusieurs étapes. Elle est réalisée
dans des bassins rectangulaires ou circulaires avec ou sans raclage de boues.
La décantation peut se dérouler de différentes façons selon la concentration de
la suspension, les caractéristiques des particules et les interactions possibles. Si ces
particules sont à :
• faible teneur, elles décantent indépendamment les unes des autres et leur
vitesse de chute est fonction de leur masse. C’est la décantation diffuse ;
• concentrations plus élevées, elles interagissent entre elles et conduisent à une
décantation freinée.
De même, il est fait une distinction entre les particules :
• grenues qui sédimentent indépendamment les unes des autres à vitesse pratiquement constante ;
• agglomérées qui sont plus ou moins bien définies et dont la vitesse dépend de
la forme et peut varier en fonction de la position de la particule par rapport au sens de
déplacement.
2.1.1. Évolution d’une suspension dans le temps
Le modèle le plus simple du décanteur discontinu est représenté par une éprouvette de laboratoire. Le processus de décantation discontinu est illustré à l'aide de
l'exemple ci-dessous pour une suspension de concentration suffisante (supérieure à
0,5 %). Une suspension bien homogène de particules calibrées, ni trop grosses ni trop
fines, (carbonate de calcium par exemple) est introduite dans une éprouvette graduée
puis laissée au repos à température ordinaire. Le comportement de la suspension est
observé au cours du temps (cf. figure 2.1 A).
• À l'origine, to, la suspension est homogène et le dépôt commence dans les
conditions de la chute libre (zone B).
• Au bout d'un temps relativement court, tm, les gros grains sédimentent rapidement et se déposent au fond de l’éprouvette. Il est observé la formation de quatre
zones :
- une zone de clarification (liquide clair A) (clarification zone) de concentration nulle en solide ;
- une zone de suspension homogène, (de dépôt ou de chute libre, B)
(settling zone) dans laquelle la concentration est à peu près constante et pratiquement
identique à la concentration initiale de la suspension ;
- une zone de transition (C) (transition zone) de concentration plus
grande ;
- une zone de compression, (ou de sédiments, D), (compression zone)
dans laquelle la concentration est élevée (magma) et augmente avec le temps. Le dépôt
dans D se fait dans les conditions de la chute freinée. La séparation des zones A-B est
nette avec des suspensions bien calibrées et floculées alors qu’elle est floue avec les
zones B-C et surtout C-D.
