LE FLEUVE VERT
échelles branlantes, les sacs de terre noire qu’il faut laver pour
en extraire quelques paillettes. Ils acceptent, hallucinés, une
existence de bagnard qu’ils imaginent achever comme des
nababs dans des palais d’Orient.
Devant ce spectacle de misère et d’envie — devant cette folie
individuelle et collective —, je ne sais que penser. Sinon que
l’Amazone, fleuve du futur, est devenu le symbole des maux
que les hommes, fourmis trop nombreuses et trop avides,
répandent sur la surface de la planète — subitement trop
petite.
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