CAPITAINE DE LA CALYPSO
d’origine, c’est un authentique marin. Un professionnel. Il a
fait plusieurs fois le tour du monde comme soutier sur des
cargos. Il a été pompier à Shanghai, du temps de la
Concession internationale. En Indochine, il s’est occupé de
l’intendance d’un camp de réfugiés annamites. Il a sillonné les
cinq océans.
Ce quatrième mousquetaire est aussi le plus expérimenté et
le plus sage du groupe. Aramis, en quelque sorte, si Beuchat a
des allures de Porthos, Brémond d’Athos et moi — moi qui
suis le plus modeste! — de d’Artagnan...
Nous nous promettons assistance et fidélité, à la manière de
nos fameux modèles. Nous désirons une existence remplie
d’aventures. Au moment où nous constituons notre bande, la
liberté nous manque pour entreprendre. La France est sous le
joug.
L’opportunité nous est donnée quand les Alliés débarquent
en Provence, le 15 août 1944, et chassent l’occupant de
Marseille et de Toulon.
J’ai presque dix-sept ans.
d’origine, c’est un authentique marin. Un professionnel. Il a
fait plusieurs fois le tour du monde comme soutier sur des
cargos. Il a été pompier à Shanghai, du temps de la
Concession internationale. En Indochine, il s’est occupé de
l’intendance d’un camp de réfugiés annamites. Il a sillonné les
cinq océans.
Ce quatrième mousquetaire est aussi le plus expérimenté et
le plus sage du groupe. Aramis, en quelque sorte, si Beuchat a
des allures de Porthos, Brémond d’Athos et moi — moi qui
suis le plus modeste! — de d’Artagnan...
Nous nous promettons assistance et fidélité, à la manière de
nos fameux modèles. Nous désirons une existence remplie
d’aventures. Au moment où nous constituons notre bande, la
liberté nous manque pour entreprendre. La France est sous le
joug.
L’opportunité nous est donnée quand les Alliés débarquent
en Provence, le 15 août 1944, et chassent l’occupant de
Marseille et de Toulon.
J’ai presque dix-sept ans.
