LES SOURCES DU NIL
d’action (trois mille huit cents milles) et son altitude de vol
(vingt mille pieds) en font un appareil étonnant — qui semble
conçu pour l’exploration. C’était, à l’origine, un appareil de
guerre. Un bombardier...
Philippe Cousteau est le deuxième fils du commandant.
Comme l’aîné, Jean-Michel, âgé de deux ans de plus que lui, il
a appris à plonger en même temps qu’à marcher... Papa et
maman les ont menés sous la surface dès que le scaphandre
autonome a été au point. Tandis que Jean-Michel, après avoir
participé à certaines missions (comme celle du lac Titicaca),
tente de se faire un prénom dans l’architecture marine,
Philippe joue le rôle de l’héritier. Ce qu’il a le mieux attrapé de
son père, c’est le goût de l’aventure. Il aime aller où personne
n’a mis les pieds. Il adore piloter. Il est heureux quand il vole.
Il pratique la montgolfière ou l’autogyre. Il a passé ses brevets
d’aviation. Pour cette mission sur le Nil, il est accompagné
d’un professionnel, l’Américain Michael Sullivan (un ancien
du Viêt-nam...). Mais, souvent, c’est lui qui tient le manche.
Nous volons au-dessus de l’Egypte : le Sahara, ocre et jaune,
est un désert magique. Nous nous posons au bord du Nil, à
Mérowé, où nous saluons d’antiques pyramides. Nous redécollons vers le sud. Nous traversons l’immense Soudan, en
passant par les monts Nouba. Nous entrons en Ouganda.
Nous frôlons les monts de la Lune (le massif du Ruwenzori) :
c’est ici que, dans l’Antiquité, le géographe Ptolémée situait les
« mères du Nil ».
Le Nil : fleuve chargé d’Histoire... Pendant des millénaires,
la question de ses sources a passionné les géographes, les
philosophes et les poètes. Ce cours d’eau venu du cœur de
l’Afrique apportait à l’Egypte les bienfaits annuels de ses crues
et de ses alluvions.
Les sources ont été trouvées, au xixe siècle, par le Britannique John Hanning Speke, qui parvint le 21 juillet 1862 devant
l’émissaire du lac Victoria (Victoria Nyanza), d où le fleuve
s’échappe. L’exploration du bassin nilotique occupa la plupart
des grands voyageurs de l’époque : Richard Burton, David
321
d’action (trois mille huit cents milles) et son altitude de vol
(vingt mille pieds) en font un appareil étonnant — qui semble
conçu pour l’exploration. C’était, à l’origine, un appareil de
guerre. Un bombardier...
Philippe Cousteau est le deuxième fils du commandant.
Comme l’aîné, Jean-Michel, âgé de deux ans de plus que lui, il
a appris à plonger en même temps qu’à marcher... Papa et
maman les ont menés sous la surface dès que le scaphandre
autonome a été au point. Tandis que Jean-Michel, après avoir
participé à certaines missions (comme celle du lac Titicaca),
tente de se faire un prénom dans l’architecture marine,
Philippe joue le rôle de l’héritier. Ce qu’il a le mieux attrapé de
son père, c’est le goût de l’aventure. Il aime aller où personne
n’a mis les pieds. Il adore piloter. Il est heureux quand il vole.
Il pratique la montgolfière ou l’autogyre. Il a passé ses brevets
d’aviation. Pour cette mission sur le Nil, il est accompagné
d’un professionnel, l’Américain Michael Sullivan (un ancien
du Viêt-nam...). Mais, souvent, c’est lui qui tient le manche.
Nous volons au-dessus de l’Egypte : le Sahara, ocre et jaune,
est un désert magique. Nous nous posons au bord du Nil, à
Mérowé, où nous saluons d’antiques pyramides. Nous redécollons vers le sud. Nous traversons l’immense Soudan, en
passant par les monts Nouba. Nous entrons en Ouganda.
Nous frôlons les monts de la Lune (le massif du Ruwenzori) :
c’est ici que, dans l’Antiquité, le géographe Ptolémée situait les
« mères du Nil ».
Le Nil : fleuve chargé d’Histoire... Pendant des millénaires,
la question de ses sources a passionné les géographes, les
philosophes et les poètes. Ce cours d’eau venu du cœur de
l’Afrique apportait à l’Egypte les bienfaits annuels de ses crues
et de ses alluvions.
Les sources ont été trouvées, au xixe siècle, par le Britannique John Hanning Speke, qui parvint le 21 juillet 1862 devant
l’émissaire du lac Victoria (Victoria Nyanza), d où le fleuve
s’échappe. L’exploration du bassin nilotique occupa la plupart
des grands voyageurs de l’époque : Richard Burton, David
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