ÉNERGIE DANS LES ÉCOSYSTÈMES. STOCKS
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rapidement à un palier représentant son stock limite. La courbe (2) représente une population qui, avec un taux de croissance plus faible arrive au
même stock limite mais dans un temps plus long. La courbe (3) représente
une population qui, dans le même temps que la seconde, arrive à un stocklimite inférieur. Si un inventaire intervenait avant que les stocks limites
ne soient atteints, ce sont les populations à fort taux de croissance qui accuseraient les stocks les plus forts. Cette situation est exceptionnelle. Nos
inventaires interviennent normalement dans nos écosystèmes aquatiques
bien après que leurs populations soient parvenues à leurs stocks limites.
Elles peuvent même, malheureusement, avoir considérablement régressé
par rapport à ce stock limite par suite de surexploitation. Quoi qu’il en soit,
le fait à retenir est que le stock limite est sans rapport avec le taux de croissance. Le stock limite, stade auquel, forte ou faible, la mortalité égale la
natalité, résulte de l’accumulation de la productivité diminuée de l’accumulation des destructions intervenues jusqu’au moment de l’observation.
L’écosystème se comporte sur ce point comme un récipient dans lequel
le niveau d’eau (stock limite) est indépendant du seul débit d’arrivée d’eau
(natalité) et du seul débit d’évacuation (mortalité). Lin fort niveau d'eau
peut parfaitement exister avec de faibles débits d’arrivée et d’évacuation
comme un faible niveau avec de forts débits d’arrivée et d’évacuation.
Seule en cause, du fait de son seul potentiel biotique, une population
s’accroîtrait théoriquement à une vitesse de plus en plus accélérée, et submergerait plus ou moins rapidement la terre entière. Heureusement cette
éventualité n’est que théorique. Dans la pratique, des fadeurs qui ne peuvent
donc être qu’extérieurs à la population freinent son développement, puis
l’arrêtent à une valeur maximum. L’ensemble de ces facteurs externes
constitue ce que l’on appelle la résistance ou l'adversité de l’environnement (6.131), tandis que la valeur maximum que peut atteindre une population déterminée dans un habitat déterminé est appelée stock limite, charge
biotique, charge utile, capacité biologique spécifique du dit habitat (5.50 -
5.221 - 5.60 - 6.132).
Lorsque le facteur limitatif de la production et du stock d'une population est constitué par les disponibilités en nourriture de l'habitat, la charge
biotique correspond au maximum absolu réalisable, toutes les disponibilités en énergie étant utilisées. C’est la compétition alimentaire poussée
à l’extrême, autrement dit la famine, ou des famines périodiques, qui se
chargent de maintenir dans les limites imposées par l'énergie disponible
le coefficient intrinsèque d’accroissement naturel démesuré de ces espèces
à forte densité encore appelées espèces communes (6.121,1).
Le facteur limitatif de la production et du stock d’une population peut
provenir d’une compétition spatiale (prestige), d’une compétition pour les
abris ou les emplacements de fraye, et même pour les mammifères et les oiseaux
d’une compétition pour les emplacements de jeux et de chants (5.61). La
capacité biologique spécifique de l’habitat est alors généralement très infé­
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