ÉNERGIE DANS LES ÉCOSYSTÈMES. PRODUCTIVITÉS
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synthèse. En conséquence, la somme de la production nette d’oxygène dans
la première bouteille et de la consommation d’oxygène dans la bouteille
opaque représente la quantité d’oxygène produit par photosynthèse. Une
difficulté provient du fait que l’intensité de la respiration des bactéries
peut varier sensiblement entre les deux.bouteilles. On la tourne en mesurant
l’activité respiratoire des bactéries à la lumière et à l'obscurité. On utilise
pour cela un autre couple de bouteilles, que l’on remplit d’eau ayant passé
au travers d’un filtre à membrane de 2 à 5 p, arrêtant le phytoplam ton
et laissant passer les bactéries.
Dans les lacs tempérés profonds une procédure inverse peut être utilisée
pendant les périodes de stratification thermique (5.310). Les cadavres et
détritus des organismes produits dans les couches supérieures productrices
de phytoplancton descendent lentement dans les zones profondes obscures,
où elles entrent en décomposition sous faction de bactéries et champignons
consommateurs d’oxygène. Les couches profondes seront donc d’autant plus
pauvres en oxygène que les couches superficielles auront une production
primaire plus importante.
Utilisation de sels minéraux (isotopes radioactifs).
Dans le cas d'étangs
recevant des épandages d’engrais chimiques, en particulier des nitrates ou
des phosphates, la vitesse de disparition de ces sels après épandage pourrait
donner une mesure valable de la production primaire. Il n’est malheureusement guère possible d’apprécier la quantité de sels disparus non par la photosynthèse mais par fixation sur la vase du fond.
Cet inconvénient est évité par l’utilisation de sels radioactifs dont on
ne mesure pas la diminution de concentration dans le milieu aquatique
mais l’absorption par le phytoplancton. C’est ainsi que par l'emploi du
phosphore radioactif (32P), Hutchinson et Bowen (1950), sur un étang
de cinq hectares du Connecticut, ont trouvé que la fixation de phosphore
par le phytoplancton était de 1,81 kilogramme par semaine, quantité correspondant à la production de 362 kilogrammes, poids sec, de protoplasme
par semaine (à 0,5 pour cent de phosphore). Convertis en production par an
et par hectare, ces chiffres correspondent à une production de 3 260 kilogrammes de phytoplancton, à laquelle il y a lieu d’ajouter encore la production brute relative à toutes les catégories de plantes vertes.
3.3. CONCEPTS RELATIFS AUX STOCKS
3.30. Stocks limites
Réserve faite de la situation artificielle du pur intermédiaire qui achète
et vend, par téléphone, de son bureau, en profitant des stocks des autres,
toute industrie de transformation ne peut fonctionner qu’avec des stocks
plus ou moins importants de matière première, d'énergie (charbon, gas-oil,
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