DIAGNOSE. BASSIN VERSANT
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Cire avantageux, et qu’il peut être rentable, dans certains cas particuliers,
d’édifier des barrages dans le seul but de s’opposer au déplacement de certaines espèces. C’est ainsi que l’on peut parfois, à l’aide d'un seul barrage
de faible hauteur bien placé, prolonger l’existence de la communauté des
espèces pionniers (chap. 7) de tout un grand secteur amont, en s’opposant
a la colonisation de cette zone par les espèces des « séries intermédiaires ■ ■
caractérisant la partie aval. Cette protection des pionniers se justifie par le
fait que ce sont eux qui, en général, sont les plus recherchés par l'homme,
sinon pour leur abondance, tout au moins pour leur qualité gastronomique
et la qualité du sport que procure leur pêche.
21.34. Repère altimétrique, niveau d'eau et ses variations
Lacs, lacs de barrage et rivières ont des niveaux d’eau fort loin d’être
immuables, surtout pour les deux derniers. Ces niveaux conditionnent plus
ou moins la productivité de ces plans d’eau et leur possibilité d’accès pour
les pêcheurs. Niveau d’eau au moment de l’enquête, ampleur et rapidité des
fluctuations annuelles, saisonnières, hebdomadaires, journalières... doivent
donc être notés en les rapportant à un repère altimétrique.
Aux variations de niveau amont et aval qu’entraîne souvent l'utilisât ion
industrielle des lacs de barrage peuvent correspondre, à l’aval surtout, des
variations de température importantes, préjudiciables à la productivité, particulièrement pour les lacs de barrage profonds où les turbines sont alimentées
en eau froide de fond. Un exemple typique est fourni par la Dordogne, en
France, qui a durant cinq jours de la semaine une température de 9 à 10 °C
correspondant aux eaux de fond des grands lacs de barrage de sa haute vallée
et qui, pendant les deux jours de week-end, durant lesquels les barrages
déversent de l’eau en surface, voit sa température monter au cours de la
belle saison jusqu’à 20 et 27 °C.
C’est souvent l’homme qui, par ses équipements hydrauliques, est responsable des fluctuations de niveau des lacs de retenue et des secteurs de
rivières situés à l’aval qui parfois se trouvent réduits à un filet d eau insignifiant. Ces variations, de périodicité variable, sont en général très prejudiciables au poisson. 11 n’en reste pas moins quelles peuvent au contraire
être fort utiles lorsqu’elles se produisent en temps opportun : abaissement
de niveau au moment de la fraye des espèces envahissantes, éclusées modén • s
pour inciter un contingent de saumons ou d aloses à progresser vers 1 amont,
etc. Les caractéristiques de marche des usines doivent donc être décrites
avec soin, de même que les éventuelles possibilités d’utiliser des variations
de niveau pour l’exploitation de la pêche elle-même, si les impératifs des
autres intérêts en cause ne s’y opposent pas.
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Cire avantageux, et qu’il peut être rentable, dans certains cas particuliers,
d’édifier des barrages dans le seul but de s’opposer au déplacement de certaines espèces. C’est ainsi que l’on peut parfois, à l’aide d'un seul barrage
de faible hauteur bien placé, prolonger l’existence de la communauté des
espèces pionniers (chap. 7) de tout un grand secteur amont, en s’opposant
a la colonisation de cette zone par les espèces des « séries intermédiaires ■ ■
caractérisant la partie aval. Cette protection des pionniers se justifie par le
fait que ce sont eux qui, en général, sont les plus recherchés par l'homme,
sinon pour leur abondance, tout au moins pour leur qualité gastronomique
et la qualité du sport que procure leur pêche.
21.34. Repère altimétrique, niveau d'eau et ses variations
Lacs, lacs de barrage et rivières ont des niveaux d’eau fort loin d’être
immuables, surtout pour les deux derniers. Ces niveaux conditionnent plus
ou moins la productivité de ces plans d’eau et leur possibilité d’accès pour
les pêcheurs. Niveau d’eau au moment de l’enquête, ampleur et rapidité des
fluctuations annuelles, saisonnières, hebdomadaires, journalières... doivent
donc être notés en les rapportant à un repère altimétrique.
Aux variations de niveau amont et aval qu’entraîne souvent l'utilisât ion
industrielle des lacs de barrage peuvent correspondre, à l’aval surtout, des
variations de température importantes, préjudiciables à la productivité, particulièrement pour les lacs de barrage profonds où les turbines sont alimentées
en eau froide de fond. Un exemple typique est fourni par la Dordogne, en
France, qui a durant cinq jours de la semaine une température de 9 à 10 °C
correspondant aux eaux de fond des grands lacs de barrage de sa haute vallée
et qui, pendant les deux jours de week-end, durant lesquels les barrages
déversent de l’eau en surface, voit sa température monter au cours de la
belle saison jusqu’à 20 et 27 °C.
C’est souvent l’homme qui, par ses équipements hydrauliques, est responsable des fluctuations de niveau des lacs de retenue et des secteurs de
rivières situés à l’aval qui parfois se trouvent réduits à un filet d eau insignifiant. Ces variations, de périodicité variable, sont en général très prejudiciables au poisson. 11 n’en reste pas moins quelles peuvent au contraire
être fort utiles lorsqu’elles se produisent en temps opportun : abaissement
de niveau au moment de la fraye des espèces envahissantes, éclusées modén • s
pour inciter un contingent de saumons ou d aloses à progresser vers 1 amont,
etc. Les caractéristiques de marche des usines doivent donc être décrites
avec soin, de même que les éventuelles possibilités d’utiliser des variations
de niveau pour l’exploitation de la pêche elle-même, si les impératifs des
autres intérêts en cause ne s’y opposent pas.
