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PÊCHES CONTINENTALES. TECHNIQUES PARTICULIÈRES
21.31. Tributaires
Tant sur le plan qualitatif que quantitatif, un plan d’eau dépend en général assez étroitement de ses tributaires. Les affluents feront donc toujours
l’objet d'une enquête sérieuse. Dans l’exemple choisi le débit des affluents
influe sur le niveau du lac. Le fait qu’ils sont exempts de pollution chimique
et qu’ils traversent des terrains forestiers exempts d’érosion notable peut
être considéré comme favorable en ce qu’il prolonge pour quelque temps encore
les délais impartis aux espèces pionniers des eaux froides et pures.
Les méthodes de mesure des débits font l’objet d’études détaillées et
d'analyse critique dans les ouvrages hydrauliques. Certaines font l’objet de
description simple dans les manuels d’hydrobiologie de Welch (1948) et
de Lagler (1956).
21.32. Émissaires ou collecteurs
Normalement les émissaires de lacs, ou les cours d’eau collecteurs d’affluents, sont en étroite liaison avec les eaux d’amont au point de vue peuplement piscicole. La liberté de ces liaisons devient capitale pour les espèces
vivant en lac mais qui ont besoin d’eau courante pour se reproduire. La fraye
se produit alors souvent dans les émissaires lorsque les tributaires sont absents,
trop petits, ou pour une raison ou une autre inutilisables. Les caractéristiques
des eaux d'aval doivent donc être toujours notées avec soin. Ne pas omettre
de noter, entre autres, toutes les prises d’eau installées sur les lacs, les rivières
ou les lacs de barrage, à des fins industrielles ou agricoles. Ces prises d’eau
sont souvent la cause de pertes considérables lorsque leur accès n’a pas
été pourvu de dispositifs efficaces pour en interdire l’accès au poisson (9.1).
21.33. Barrages, chutes ou obstructions
Les obstacles aux déplacements du poisson, tels que barrages, chutes
naturelles, glissements de terrain, etc. requièrent une attention particulière,
et cela surtout si des espèces migratrices sont en jeu. La survie de ces espèces
sera en effet fonction de l’efficacité des dispositifs de franchissement. Cette
efficacité sera elle-même fonction d’une conception de ces dispositifs parfaitement adaptée tant aux caractéristiques locales topographiques et hydrauliques qu’au comportement particulier de telle ou telle espèce devant une
passe à poisson (9.1). Lorsque l’on se trouve en face de passes à poissons
déjà existantes, il y a lieu d’en vérifier l’efficacité et, le cas échéant, de découvrir les causes les plus probables de leur inefficacité.
Barrages, chutes ou obstacles de toutes sortes aux déplacements des
poissons peuvent être très préjudiciables à la production piscicole d’un plan
d’eau, voire même en faire disparaître les espèces migratrices. Il ne faut pas
cependant perdre de vue qu'il y a des situations où de tels obstacles peuvent
PÊCHES CONTINENTALES. TECHNIQUES PARTICULIÈRES
21.31. Tributaires
Tant sur le plan qualitatif que quantitatif, un plan d’eau dépend en général assez étroitement de ses tributaires. Les affluents feront donc toujours
l’objet d'une enquête sérieuse. Dans l’exemple choisi le débit des affluents
influe sur le niveau du lac. Le fait qu’ils sont exempts de pollution chimique
et qu’ils traversent des terrains forestiers exempts d’érosion notable peut
être considéré comme favorable en ce qu’il prolonge pour quelque temps encore
les délais impartis aux espèces pionniers des eaux froides et pures.
Les méthodes de mesure des débits font l’objet d’études détaillées et
d'analyse critique dans les ouvrages hydrauliques. Certaines font l’objet de
description simple dans les manuels d’hydrobiologie de Welch (1948) et
de Lagler (1956).
21.32. Émissaires ou collecteurs
Normalement les émissaires de lacs, ou les cours d’eau collecteurs d’affluents, sont en étroite liaison avec les eaux d’amont au point de vue peuplement piscicole. La liberté de ces liaisons devient capitale pour les espèces
vivant en lac mais qui ont besoin d’eau courante pour se reproduire. La fraye
se produit alors souvent dans les émissaires lorsque les tributaires sont absents,
trop petits, ou pour une raison ou une autre inutilisables. Les caractéristiques
des eaux d'aval doivent donc être toujours notées avec soin. Ne pas omettre
de noter, entre autres, toutes les prises d’eau installées sur les lacs, les rivières
ou les lacs de barrage, à des fins industrielles ou agricoles. Ces prises d’eau
sont souvent la cause de pertes considérables lorsque leur accès n’a pas
été pourvu de dispositifs efficaces pour en interdire l’accès au poisson (9.1).
21.33. Barrages, chutes ou obstructions
Les obstacles aux déplacements du poisson, tels que barrages, chutes
naturelles, glissements de terrain, etc. requièrent une attention particulière,
et cela surtout si des espèces migratrices sont en jeu. La survie de ces espèces
sera en effet fonction de l’efficacité des dispositifs de franchissement. Cette
efficacité sera elle-même fonction d’une conception de ces dispositifs parfaitement adaptée tant aux caractéristiques locales topographiques et hydrauliques qu’au comportement particulier de telle ou telle espèce devant une
passe à poisson (9.1). Lorsque l’on se trouve en face de passes à poissons
déjà existantes, il y a lieu d’en vérifier l’efficacité et, le cas échéant, de découvrir les causes les plus probables de leur inefficacité.
Barrages, chutes ou obstacles de toutes sortes aux déplacements des
poissons peuvent être très préjudiciables à la production piscicole d’un plan
d’eau, voire même en faire disparaître les espèces migratrices. Il ne faut pas
cependant perdre de vue qu'il y a des situations où de tels obstacles peuvent
