INVENTAIRES. MÉTHODES
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(3) empoisonnement de toute la population piscicole, en particulier par la
roténone (Leonard, 1939; Krumholz, 1948); (4) anesthésie de toute une
population piscicole, en particulier par le crésol (Embody. 1940); (5) électrification d’un plan d’eau de façon à y tuer ou étourdir tout le poisson si
sa superficie le permet (Burr, 1931); (6) destruction locale d’un peuplement
par explosions sous-marines (Hoover, 1938).
Ce sont ces catastrophes artificielles qui nous ont fourni la majorité
des renseignements de valeur sur les stocks, et indirectement sur la capacité
de production en poissons des divers types de plans d’eau. Malheureusement
les enquêteurs se heurtent ici aux mêmes causes d'erreurs que dans les dénombrements exécutés à l’occasion de catastrophes naturelles, et les résultats
obtenus procèdent en général d’une sous-estimation plus ou moins forte.
Rares sont les enquêteurs qui, comme Krumholz (1944) ou Carlander
et Moorman (1956), ont pris la peine de libérer des poissons marqués au sein
de la population sacrifiée à cette étude, et cela préalablement au déclenchement de la catastrophe. Le taux de récupération, relatif à chaque espèce
et à chaque catégorie de longueur de poissons marqués, est alors censé
fournir, approximativement, par espèce et par catégorie de longueur le taux
d'efficacité du procédé utilisé pour tuer ou anesthésier le poisson et le récolter (20.210).
Dans des plans d’eau relativement réduits ou exigus, la véritable catastrophe artificielle a pu être remplacée par une pèche à la seine jusqu'à ce que
les coups de filet ne capturent pratiquement plus aucun poisson. Des efficacités allant jusqu’à 78 et 100 pour cent ont été enregistrées (Hoover, 1938 ;
Gerking, 1949). Il est néanmoins prudent de n’ajouter foi aux résutats
de cette méthode qu’après confirmation par une autre. Nombreuses sont en
effet les espèces de poissons qui, comme la carpe commune Cyprinus carpin,
ont des dispositions surprenantes pour éviter les filets.
20.201. Canalisation d’une population en migration au travers
d’un dispositif enregistreur
Supposons que l’on veuille dénombrer une population de poissons migrateurs qui, au cours de leur vie, remontent plus ou moins haut fleuves, rivières
ou ruisseaux. Si la topographie des lieux et le régime hydraulique des cours
d’eau le permettent, on peut établir un barrage de comptage sur I axe de
migration. Judicieusement placés dans ce barrage, des nasses capturent
progressivement la totalité des migrateurs. Après comptage, ceux-ci sont
remis sur leur route en amont du barrage (Poerster, 1936; Write, 1939).
11 est devenu classique d’améliorer ce procédé en équipant charpie point
de passage obligatoire d’un dispositif de comptage avec enregistrement
continu. Celui-ci peut ne comporter que l'obligation pour le poisson de passer
sur un fond blanc placé devant un observateur ; avec l'aide de machines
totalisatrices, ce dernier pourra enregistrer le nombre de passages, par
espèce même, pourvu qu'il ait l’œil exercé. Lorsque la question de distinc-
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(3) empoisonnement de toute la population piscicole, en particulier par la
roténone (Leonard, 1939; Krumholz, 1948); (4) anesthésie de toute une
population piscicole, en particulier par le crésol (Embody. 1940); (5) électrification d’un plan d’eau de façon à y tuer ou étourdir tout le poisson si
sa superficie le permet (Burr, 1931); (6) destruction locale d’un peuplement
par explosions sous-marines (Hoover, 1938).
Ce sont ces catastrophes artificielles qui nous ont fourni la majorité
des renseignements de valeur sur les stocks, et indirectement sur la capacité
de production en poissons des divers types de plans d’eau. Malheureusement
les enquêteurs se heurtent ici aux mêmes causes d'erreurs que dans les dénombrements exécutés à l’occasion de catastrophes naturelles, et les résultats
obtenus procèdent en général d’une sous-estimation plus ou moins forte.
Rares sont les enquêteurs qui, comme Krumholz (1944) ou Carlander
et Moorman (1956), ont pris la peine de libérer des poissons marqués au sein
de la population sacrifiée à cette étude, et cela préalablement au déclenchement de la catastrophe. Le taux de récupération, relatif à chaque espèce
et à chaque catégorie de longueur de poissons marqués, est alors censé
fournir, approximativement, par espèce et par catégorie de longueur le taux
d'efficacité du procédé utilisé pour tuer ou anesthésier le poisson et le récolter (20.210).
Dans des plans d’eau relativement réduits ou exigus, la véritable catastrophe artificielle a pu être remplacée par une pèche à la seine jusqu'à ce que
les coups de filet ne capturent pratiquement plus aucun poisson. Des efficacités allant jusqu’à 78 et 100 pour cent ont été enregistrées (Hoover, 1938 ;
Gerking, 1949). Il est néanmoins prudent de n’ajouter foi aux résutats
de cette méthode qu’après confirmation par une autre. Nombreuses sont en
effet les espèces de poissons qui, comme la carpe commune Cyprinus carpin,
ont des dispositions surprenantes pour éviter les filets.
20.201. Canalisation d’une population en migration au travers
d’un dispositif enregistreur
Supposons que l’on veuille dénombrer une population de poissons migrateurs qui, au cours de leur vie, remontent plus ou moins haut fleuves, rivières
ou ruisseaux. Si la topographie des lieux et le régime hydraulique des cours
d’eau le permettent, on peut établir un barrage de comptage sur I axe de
migration. Judicieusement placés dans ce barrage, des nasses capturent
progressivement la totalité des migrateurs. Après comptage, ceux-ci sont
remis sur leur route en amont du barrage (Poerster, 1936; Write, 1939).
11 est devenu classique d’améliorer ce procédé en équipant charpie point
de passage obligatoire d’un dispositif de comptage avec enregistrement
continu. Celui-ci peut ne comporter que l'obligation pour le poisson de passer
sur un fond blanc placé devant un observateur ; avec l'aide de machines
totalisatrices, ce dernier pourra enregistrer le nombre de passages, par
espèce même, pourvu qu'il ait l’œil exercé. Lorsque la question de distinc-
