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PÈCHES CONTINENTALES. TECHNIQUES PARTICULIÈRES
rable (intervalle de confiance étroit, avec un coefficient de sécurité de
95 pour cent) (16.03 — 16.1 — 20.210).
20.20. Dénombrements directs
Les procédés utilisables pour dénombrer directement les individus d’une
population peuvent se classer en trois groupes : (1) la capture et le retrait
de son habitat de cette population, en sa quasi totalité, ce qui implique
de véritables catastrophes, naturelles ou artificielles ; (2) la canalisation
d’une population en migration, au travers d’un dispositif permettant un
véritable dénombrement des passages ; (3) enfin l’observation d’une population dans son habitat, qui, dans certaines circonstances favorables, peut
donner mieux qu’une appréciation plus ou moins subjective de sa densité.
20.200. Dénombrement d’une population par capture et retrait
de son habitat. Catastrophes naturelles ou artificielles
Nombreux sont les types de catastrophes naturelles fournissant des
possibilités de dénombrer un stock de poissons venant de passer de vie à
trépas : foudre, explosions sous-marines, ruptures de barrages, épidémies
massives de toute nature, importantes variations naturelles dans les qualités physiques ou chimiques de l’eau, comme celles qui sont à l’origine des
mortalités hivernales dans les lacs nordiques (Winter Kill ; 5.422,03), etc.
Étant donné la pauvreté relative de notre documentation sur l’importance des stocks de poissons dans leurs divers types d’habitats, il y a lieu
de tirer parti au maximum de toute occasion permettant de recueillir des
renseignements de valeur.
Ces renseignements ne pourront prétendre toutefois à la qualité requise,
si ne sont pas identifiées et approximativement évaluées les principales
causes d’erreurs relatives à de telles enquêtes. Parmi celles-ci, il faut signaler en premier lieu le fait que ces catastrophes n’entraînent presque jamais
une mortalité absolument totale, et que, même sur un secteur relativement
restreint, il y a impossibilité à dénombrer la totalité des poissons qui sont
passés de vie à trépas. Certains restent cachés sous les pierres, dans la vase
ou dans les herbes aquatiques. D’autres ont été absorbés par des prédateurs
tels qu’écrevisses, tortues, serpents ou oiseaux. Les résultats bruts ainsi
obtenus pèchent donc toujours par défaut.
Lorsque l’importance de la catastrophe ne permet pas un dénombrement
total, il y a lieu de choisir une méthode d’échantillonnage (chap. 16) présentant une précision suffisante, compte tenu des caractéristiques locales.
Les catastrophes artificielles, que l’on peut réaliser en vue d’un inventaire, sont de nature variée : (1) mise à sec d’un étang; (2) mise à sec d’un
petit cours d’eau, soit en retenant momentanément l’eau en amont par un
barrage, soit en faisant passer tout le débit par une dérivation (Embody, 1929) ;
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