CHAPITRE 19
RÉGIME ET HABITUDES ALIMENTAIRES
19.0. IMPORTANCE DES ÉTUDES
SUR L’ALIMENTATION DES POISSONS
Comme nous l’avons déjà vu la production des poissons peut être augmentée par l’amélioration de leurs conditions alimentaires, tant dans la
nature que dans les établissements d’élevage (chap. 5, 9, 10). Les responsables de l’exploitation des pêches ne peuvent donc pas se désintéresser
des problèmes relatifs à la nutrition des poissons.
La nourriture qu’ils ont absorbée fournit aux poissons d’abord l’énergie
nécessaire à leurs activités vitales, ensuite l’énergie nécessaire à leur croissance. Pour la truite par exemple, Allen (1952) a précisé que la ration d’entretien nécessaire au maintien des activités vitales était dans ses expériences
de 1,23 pour cent du poids du corps. Au-delà de cette ration un kilogramme
d’accroissement était obtenu pour 4,2 kilogrammes de nourriture. Mais il
ne suffit pas d’avoir une nourriture abondante. Sa richesse relative en hydrates
de carbone, graisses, protéines, vitamines et oligoéléments est d’une importance capitale (5.40). Le biologiste des pêches doit donc être averti des
techniques multiples relatives à l’alimentation des poissons : appréciation
de son abondance globale, appréciation du pourcentage de celle-ci réellement à disposition du poisson, appréciation surtout de la rapidité de reconstitution de ce stock de nourriture utile (Allen, 1952 ; Gerking, 1954).
composition des divers éléments de cette nourriture, taux de conversion
en chair de poisson. La nature des aliments absorbés, ainsi que leur taux
de conversion en chair de poisson, pourront d’ailleurs varier de façon
notable suivant les saisons et l’àge des poissons ce qui n’ira pas sans compliquer le problème (Allen, 1952).
Le fait que les mêmes espèces d’organismes proies peuvent servir de
nourriture à des prédateurs relevant d’une seule espèce ou de plusieurs
espèces différentes ne doit pas être perdu de vue (Lagler, 1944 ; Allen, 1952.)
La compétition alimentaire, suivant qu’elle est intraspécifique ou interspé
RÉGIME ET HABITUDES ALIMENTAIRES
19.0. IMPORTANCE DES ÉTUDES
SUR L’ALIMENTATION DES POISSONS
Comme nous l’avons déjà vu la production des poissons peut être augmentée par l’amélioration de leurs conditions alimentaires, tant dans la
nature que dans les établissements d’élevage (chap. 5, 9, 10). Les responsables de l’exploitation des pêches ne peuvent donc pas se désintéresser
des problèmes relatifs à la nutrition des poissons.
La nourriture qu’ils ont absorbée fournit aux poissons d’abord l’énergie
nécessaire à leurs activités vitales, ensuite l’énergie nécessaire à leur croissance. Pour la truite par exemple, Allen (1952) a précisé que la ration d’entretien nécessaire au maintien des activités vitales était dans ses expériences
de 1,23 pour cent du poids du corps. Au-delà de cette ration un kilogramme
d’accroissement était obtenu pour 4,2 kilogrammes de nourriture. Mais il
ne suffit pas d’avoir une nourriture abondante. Sa richesse relative en hydrates
de carbone, graisses, protéines, vitamines et oligoéléments est d’une importance capitale (5.40). Le biologiste des pêches doit donc être averti des
techniques multiples relatives à l’alimentation des poissons : appréciation
de son abondance globale, appréciation du pourcentage de celle-ci réellement à disposition du poisson, appréciation surtout de la rapidité de reconstitution de ce stock de nourriture utile (Allen, 1952 ; Gerking, 1954).
composition des divers éléments de cette nourriture, taux de conversion
en chair de poisson. La nature des aliments absorbés, ainsi que leur taux
de conversion en chair de poisson, pourront d’ailleurs varier de façon
notable suivant les saisons et l’àge des poissons ce qui n’ira pas sans compliquer le problème (Allen, 1952).
Le fait que les mêmes espèces d’organismes proies peuvent servir de
nourriture à des prédateurs relevant d’une seule espèce ou de plusieurs
espèces différentes ne doit pas être perdu de vue (Lagler, 1944 ; Allen, 1952.)
La compétition alimentaire, suivant qu’elle est intraspécifique ou interspé
