AGE ET CROISSANCE. CALCII. HE LA CROISSAIS» I
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année. Comme seule la croissance ultérieure intéresse en général les biologistes des pêches, nous estimons, avec Carlander (1956). que ces derniers
peuvent se contenter de la méthode proportionnelle directe, à la condition
d’éliminer des causes d’erreur imputables au phénomène de Lee (18.22).
Les nombreuses discussions et mises au point sur les diverses méthodes
de calcul de la croissance des poissons, à partir de leurs structures osseuses
et en particulier de leurs écailles, ont fait l'objet de quelques bonnes revues
d’ensemble parmi lesquelles il faut citer : Taylor, 1916 ; Creaser, 1926;
Graham, 1929 ; Van Oosten, 1929; Mohr. 1927.1930,1934 : et Lagler, 1956.
18.22. Phénomène de Lee.
Changement apparent du taux de croissance
Dans les études de synthèse sur la croissance, telles celles de Carlander
(1953), l’un des phénomènes les plus intéressants mis en lumière est la variation apparente du taux de croissance en fonction de l'âge des sujets servant
à son établissement. Les tailles des premières années se trouvent être en effet
d’autant plus faibles qu’elles sont obtenues, graphiquement ou par le calcul,
à partir de sujets plus âgés. Cette corrélation inverse apparaît de façon nette,
bien qu’avec quelques irrégularités, dans le Tableau 18.1. On a proposé
plusieurs explications de ce fait, appelé parfois «phénomène de Lee». La
meilleure semble être celle de Hile (1936) : les individus étant en général
d’autant plus longévifs qu’ils sont à croissance plus lente, les taux de croissance seront d’autant plus faibles qu’ils seront obtenus à partir de sujets
plus âgés (tab. 18.2).
Dans les études tendant à mettre en lumière l’influence du milieu ou de
l’hérédité sur la croissance, on éliminera cette cause d'erreur en ne comparant que des sujets de même âge, et en ne retenant que les longueurs moyennes
calculées à l’achèvement du dernier anneau de l'écaille (21.44).
18.23. Routines de travail
L’étude des structures osseuses en vue de la déterminât ion de I âge et
de la croissance des poissons comporte des techniques qui, dans le detail,
peuvent varier grandement selon les opérateurs (Lagler, 1956). Quelques
considérations générales conditionnant la qualité du travail sont néanmoins
à retenir.
18.230. Nature et importance de l’échantillon
Ce sont les caractéristiques des populations peuplant les eaux continentales qu’il est important de connaître pour en tenter une exploitation rationnelle. Un échantillon ne sera donc valable qu'à la condition d’avoir été prélevé de façon à être aussi représentatif que possible de ces populations,
tant en ce qui concerne les espèces, que les sexes, les tailles... D une revue
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année. Comme seule la croissance ultérieure intéresse en général les biologistes des pêches, nous estimons, avec Carlander (1956). que ces derniers
peuvent se contenter de la méthode proportionnelle directe, à la condition
d’éliminer des causes d’erreur imputables au phénomène de Lee (18.22).
Les nombreuses discussions et mises au point sur les diverses méthodes
de calcul de la croissance des poissons, à partir de leurs structures osseuses
et en particulier de leurs écailles, ont fait l'objet de quelques bonnes revues
d’ensemble parmi lesquelles il faut citer : Taylor, 1916 ; Creaser, 1926;
Graham, 1929 ; Van Oosten, 1929; Mohr. 1927.1930,1934 : et Lagler, 1956.
18.22. Phénomène de Lee.
Changement apparent du taux de croissance
Dans les études de synthèse sur la croissance, telles celles de Carlander
(1953), l’un des phénomènes les plus intéressants mis en lumière est la variation apparente du taux de croissance en fonction de l'âge des sujets servant
à son établissement. Les tailles des premières années se trouvent être en effet
d’autant plus faibles qu’elles sont obtenues, graphiquement ou par le calcul,
à partir de sujets plus âgés. Cette corrélation inverse apparaît de façon nette,
bien qu’avec quelques irrégularités, dans le Tableau 18.1. On a proposé
plusieurs explications de ce fait, appelé parfois «phénomène de Lee». La
meilleure semble être celle de Hile (1936) : les individus étant en général
d’autant plus longévifs qu’ils sont à croissance plus lente, les taux de croissance seront d’autant plus faibles qu’ils seront obtenus à partir de sujets
plus âgés (tab. 18.2).
Dans les études tendant à mettre en lumière l’influence du milieu ou de
l’hérédité sur la croissance, on éliminera cette cause d'erreur en ne comparant que des sujets de même âge, et en ne retenant que les longueurs moyennes
calculées à l’achèvement du dernier anneau de l'écaille (21.44).
18.23. Routines de travail
L’étude des structures osseuses en vue de la déterminât ion de I âge et
de la croissance des poissons comporte des techniques qui, dans le detail,
peuvent varier grandement selon les opérateurs (Lagler, 1956). Quelques
considérations générales conditionnant la qualité du travail sont néanmoins
à retenir.
18.230. Nature et importance de l’échantillon
Ce sont les caractéristiques des populations peuplant les eaux continentales qu’il est important de connaître pour en tenter une exploitation rationnelle. Un échantillon ne sera donc valable qu'à la condition d’avoir été prélevé de façon à être aussi représentatif que possible de ces populations,
tant en ce qui concerne les espèces, que les sexes, les tailles... D une revue
