MARQUAGE. ORGANISATION
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Les méthodes de capture et de manipulation. — La marque doit être
choisie compte tenu des possibilités de détection existant pour chaque espèce
de poisson, selon les modes de capture et de manipulation propres à chaque
contrée. Précisons : les marques internes n’ont pas de rivales pour le marquage des harengs sur les côtes Ouest de l’Amérique. Elles sont détectées
et récupérées par électro-aimant, ou détecteur électrique, dans les usines
d’huile ou de farine de poisson, ou au déchargement des bateaux. Elles font,
encore merveille dans certaines rivières à saumons du Pacifique ou de la
Baltique, où elles sont détectées dans les usines de conserve de saumons.
Ces marques sont par contre parfaitement contre indiquées, en général,
dans les eaux continentales.
Les moyens financiers dont on dispose. — Le choix de la marque doit se
faire en fonction des quatre conditions indiquées ci-dessus. Si celles-ci
conduisent à une marque chère, mieux vaut faire un moins grand nombre
de marquages, mais les faire soigneusement, avec la marque convenable.
17.21. Récupération des marques
Marquer le poisson est une chose, récupérer les marques en est une autre.
Tout expérimentateur ne devra jamais perdre de vue :
(1) Qu’une marque doit être la plus visible possible. Les pêcheurs ont
autre chose à faire que de regarder chaque poisson à la loupe pour voir s'il
ne serait pas par hasard porteur d’une marque minuscule.
(2) Qu’une marque doit non seulement porter un signe d’identification,
mais une adresse où la retourner. Faute de cette adresse, le pêcheur se souciera peu de la faire parvenir à l’expéditeur par l’intermédiaire de services
scientifiques nationaux ou internationaux qu’il ne connaît pas... il faut se
mettre à sa place.
(3) Que la proportion des marques retournées est fonction de l'existence
et du taux des récompenses promises pour chaque marque retournée, ainsi
que de la publicité faite, par voie d’affiche ou parles journaux, sur ces opérations de marquage.
17.22. Facteurs de correction
Tant que l’on ne prétendait étudier que les déplacements des poissons,
l’expérimentateur se contentait du résultat brut de ses recaptures. Il prétend
aujourd’hui arriver à des résultats chiffrés sur I importance des populations,
des taux de croissance, de mortalité ou de retour au panier. IJ lui faut en
conséquence chiffrer aussi les facteurs de correction devant intervenir dans
ses calculs, entre autres : (1) pertes de marques, régénérations de nageoires,
et mortalités dues au marquage; (2) influence du marquage sur le comportement en général et sur la croissance en particulier ; (3) efficacité de la
récupération des marques (Foerster, 1936; Ricker, 1945,
Howard, 1948; Chapman, 1948; Armstrong, 1949; Slater, 1919;
Newell, 1957).
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