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PÊCHES CONTINENTALES. TECHNIQUES PARTICULIÈRES
croissance soit également connue (Armstrong, 1949 ; Shetter, 1952 ;
Pechacek, 1956).
17.2. ORGANISATION
D’UNE OPÉRATION DE MARQUAGE
Les scientifiques, ou responsables à quelque titre que ce soit d’un secteur de pêche, qui se proposent d’étudier certains problèmes à l’aide du
marquage, doivent préparer cette opération très sérieusement, et la conduire de même, faute de quoi les renseignements obtenus seront sans grande
valeur. Les différentes phases d’une opération de marquage peuvent se
grouper ainsi : choix d’une marque appropriée, récupération des marques,
facteurs de corrections.
17.20. Choix d’une marque
Le choix d'une marque appropriée est conditionné par divers facteurs,
entre autres :
La durée de l’opération, entre les dates de marquage et de reeapture. —
Si celle-ci est faible, ce qui est le cas d’un inventaire de populations, une
ablation de nageoires ou l’apposition d’une marque facile à mettre en place
peut sufïire. Si l’opération doit durer plusieurs années, cas de l’étude du
pourcentage de retour des saumons, il faut choisir des marques solidement
fixées dans les muscles, ou opérer par ablation de nageoires.
La difficulté du marquage. — La sensibilité des espèces à l’étude et les
difficultés de mise en place de certaines marques peuvent rendre des marquages particulièrement délicats. Ceux-ci ne devront être entrepris que si
l’on dispose du personnel ayant le doigté nécessaire.
Les espèces à marquer. — La même marque ne donne pas les mêmes
résultats sur toutes les espèces de poisson. La marque barrette, qui est
excellente en mer sur le flétan, ne donne rien en général sur les autres espèces,
sauf sur la truite, à la condition d’être placée à la mâchoire inférieure. Sur
les poissons à chair délicate, comme les Clupéidés, toutes les marques agrafées sur les nageoires ou dans les muscles sont à proscrire. On doit alors
choisir les marques internes, ou les boutons fixés à l’opercule. Les marques
internes conviennent à toutes les espèces, mais posent le problème de la
récupération. Pour les truites et saumons, qui totalisent le maximum de
marquages en eau douce, les marques les plus employées sont : les ablations de
nageoires, la marque barrette à la mâchoire inférieure (truite), et les marques
mandibulaires ou « jaw tag ». Pour les études de migrations de saumons
adultes à grande distance, la marque hydrostatique semble bien donner
le maximum de récupérations.
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