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PÈCHES CONTINENTALES. FONDEMENTS ÉCOLOGIQUES
de tonnes d'hydrogène par seconde. Cette fusion nucléaire à grande échelle
laisse un résidu de 560 millions de tonnes d’hélium, tandis que quatre millions
de tonnes de matière sont transformées en 1/2 million de billions de billions
de chevaux-vapeur qui, sous forme d’énergie radiante, sont libérés dans l’espace. et dont moins d'un million de billions de chevaux-vapeur sont effectivement reçus par la planète Terre (Woodbury, 1954).
Les transferts et échanges d’énergie, qui constituent la vie même de
tout écosystème, obéissent aux deux lois fondamentales de la thermodynamique sur la conservation et la dégradation de l’énergie qui se résument
ainsi :
L’énergie, définie comme la faculté d’accomplir un travail, peut se transformer d’un type d’énergie en un autre, mais n’est ni créée ni détruite au
cours de ces transformations.
Aucune transformation de l’énergie d’un type dans un autre ne peut
intervenir spontanément, à moins qu’il n’y ait dégradation d’une forme
d’énergie concentrée à une forme d’énergie dispersée.
3.1. EFFICIENCE DES TRANSFERTS D’ÉNERGIE
DANS UN CYCLE ALIMENTAIRE
Nous avons vu ce qu’était un cycle alimentaire dans un écosystème
avec ses divers niveaux trophiques et ses diverses chaînes alimentaires :
chaîne prédatrice d’une part, chaîne parasite ou saprophyte d’autre part (2.1).
Nous ne nous occuperons ici que de la chaîne prédatrice dont l’homme
occupe en général l’extrémité.
A chaque passage d’un niveau à l’autre d’un cycle trophique, chaque
fois que l’action d’un prédateur entre en jeu, il y a une perte de matière,
une dégradation d'énergie, conséquence d’une assimilation incomplète et
des activités vitales : locomotion, digestion, respiration, excrétion... Le
pourcentage de l’énergie protoplasmique consommée par un organisme qui
est à nouveau effectivement converti et incorporé au nouveau protoplasme
de cet organisme est appelé efficience du transfert d’énergie.
Les méthodes d'estimation de cette eflicience sont encore assez grossières. Elles se basent, a posteriori, sur l’estimation des stocks et de la productivité des divers niveaux trophiques (3.22) l1). Le tableau 3.1 résume les
résultats de quelques estimations typiques.
(li Nous ne tenons pas compte ici de l’ordre suivi dans les travaux de recherche mais de
l’ordre qui nous a semblé le plus simple au point de vue pédagogique.
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