CHAPITRE 3
CONCEPTS ET PRINCIPES RELATIFS A L’ÉNERGIE
DANS LES ÉCOSYSTÈMES
3.0. ÉNERGIE ET MATIÈRE
En 1920, dans ses Essais de mécanique raisonnée, C. Vibert arriva à
concevoir la matière comme des « points zéro animés d’une vitesse infinie ».
La notion de l’identité fondamentale de la matière et de l’énergie était née.
Naissance toute clandestine, car devant l’ampleur de la révolution représentée par un tel concept l’auteur jugea plus prudent de déposer son manuscrit, sous pli scellé à n’ouvrir qu’après sa mort, à l’Académie des Sciences,
à Paris.
La révolution fut néanmoins bientôt portée dans les esprits par la célèbre
équation d’Einstein : E = me2 (E = énergie, m = masse, c
vitesse de
la lumière). Pour Einstein une vitesse infinie ne peut exister. Tout son
corps de doctrine repose au contraire sur le postulat qu’aucune vitesse m *
peut dépasser celle de la lumière, qui devient ainsi le mètre étalon de l'univers. Que cette vitesse de la lumière soit ou non une vitesse limite, la formule
d’Einstein implique également l’identité fondamentale de la matière et de
l’énergie. Cette notion révolutionnaire n’a cependant pas attendu plus d une
trentaine d’années sa confirmation, puisque 1955 a vu expérimentalement
la première réalisation de la matière, à partir de la seule énergie, par les
savants atomistes des États-Unis.
On admet donc à l’heure actuelle que la matière est constituée de particules infinitésimales liées entre elles dans telle ou telle organisation par
une énorme quantité d’énergie.
La destruction de l’organisation d’un noyau atomique en libère les particules infinitésimales qui le constituent et avec elles leur énergie de liaison,
qui, sous forme de radiations, se propagent dans l’espace. Le soleil, moteur
principal de notre écosystème Terre, ne fait pas autre chose, avec ses vingt millions de degrés intérieurs, que de détruire, estime-t-on, quelques 564 millions
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