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PÈCHES CONTINENTALES. TECHNIQUES PARTICULIÈRES
de farine ou d’huile de poisson, un progrès consiste à utiliser les marques
internes métalliques (/). Celles-ci sont alors décelées par des électro-aimants
placés sur le trajet du tapis roulant (Lecren, 1954 ; Lindroth, 1954 ;
Moore et Mortimer, 1954). La marque à «ancrage interne» est constituée
d'un fanion, relié par une chaînette inoxydable à une pièce métallique glissée
dans la cavité abdominale, comme une marque interne.
G) Clip operculaire. — Ce clip en plastique est glissé à force dans
l’articulation de l’opercule et du préopercule. Il ne tient en place que par
friction, et ne convient qu’aux travaux qui ne s’étendent que sur quelques
jours (McKenzie, 1950).
H) Anneau mandibulaire avec fanion. — Anneau brisé, porteur
d’un fanion d’identification, placé autour du mandibule inférieur. Onéreux,
difficile à mettre en place, sans avantage encore reconnu sur le type ci-après.
1) Marque mandibulaire « Jaw tag ». — Modèle donnant jusqu’à présent le plus de succès sur les espèces d’eau douce. Relativement bon marché,
cette marque est mise en place avec des pinces appropriées. Leur forme
circulaire autorise un accroissement important du mandibule qu’elle entoure
(Anonymous, 1957).
17.1. POSSIBILITÉS D’ÉTUDES OUVERTES
PAR LE MARQUAGE
17.10. Déplacements
La mise en évidence des itinéraires, époques et vitesses de déplacement
des diverses espèces de poissons est nécessaire pour connaître leur biologieT
procéder à des inventaires (chap. 20), établir une réglementation judicieuse
de leur pêche (chap. 11). Ces connaissances nous renseignent, en particulier,
sur la situation de dépendance ou au contraire d’indépendance des divers
stocks, avec existence ou non de races locales (4.3), question capitale pour
l’aménagement des grands domaines de pêche. Prenons le cas des rivières
à saumons. Le marquage nous a appris que, réserve faite des égarés, les saumons remontaient normalement frayer dans leur rivière natale (Vibert, 1953).
Il n’y a donc pas en mer, ou dans l’Atlantique pour limiter le problème,
un stock de saumons qui se disperse au petit bonheur pour frayer dans toutes
les rivières qui lui sont ouvertes. L’Atlantique possède autant de stocks de
saumons que de rivières de fraye. S’il arrive à ces stocks de se mélanger,
ils se séparent au moment de regagner leur rivière. Si l’on massacre la population saumonière d’une rivière par une pêche trop intense, les vides ne
pourront en conséquence être comblés par les sujets d’autres stocks. Lorsqu on réglemente la pèche pour éviter une surexploitation, « l’overfishing »
pour employer le terme international, on ne doit pas penser nation, ni même
bassin, mais rivière.
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