MARQUAGE. MÉTHODES
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A) Bouton mécanique. — Rivet de plastique ou de métal inoxydable,
fixé au préopercule au moyen d’une pince spéciale à chargeur semi-automatique (Cable, 1950). I) excellents résultats ont été obtenus sur des espèces
délicates, telles qu’aloses et corégones. La forme des rivets doit être étudiée
avec soin, faute de quoi la perforation de l’opercule s’agrandit et le poisson
perd sa marque.
B) Marque barrette. — Dérivée des marques utilisées pour le bétail,
la marque barrette fut utilisée la première fois par Gilbert, en aluminium,
pour le marquage de saumons sockeye de l’Alaska. Elle était alors fixée
sur le lobe supérieur de la nageoire caudale. L’expérience montra que ce
point de fixation n’était pas à recommander, les marques tenant mal. La
fixation à l’opercule se montra excellente pour le flétan, mais mauvaise pour
le hareng et autres espèces à préopercule insuffisamment résistant. Pour les
poissons d’eau douce, et pour les truites en particulier, la marque barrette
a été abondamment employée et avec succès, fixée à la mâchoire inférieure,
en guise de marque mandibulaire (Shetter, 1936; Schuck, 1942).
C) Marque hydrostatique. — Tube de rhodoïde transparent, contenant une notice explicative à l'intérieur, fixé sur le dos du poisson par une
bride en acier inoxydable ou en nylon. Solution onéreuse, mais utile pour
le contrôle de déplacements en mer à longue distance, car la notice peut
fournir tous détails utiles pour retour à l’organisme marqueur. Sans intérêt
en rivière ou en lac, la marque expose trop le poisson à s'accrocher aux
racines ou à la végétation (McCammon, 1956).
D) Marque Petersen. — Faite de deux disques reliés par un fil inoxydable de nylon ou de métal. Largement utilisée sur les espèces marines,
cette marque n’a donné en général que de faibles résultats sur les espèces
d’eau douce (Randall, 1956).
E) Marque fanion. — Les médailles métalliques, utilisées tout d'abord,
ont cédé le pas à des étiquettes de plastique ou de papier imprégné de plastique, portant les indications relatives à l’opération de marquage. Ces fanions,
fixés devant ou derrière la nageoire dorsale, peuvent être utilises sur des
sujets jeunes, car ils s’accommodent assez bien d une croissance importante
du poisson. Les pertes de marques sont souvent importantes peu après l'opération.
F) Marque interne. — Une incision étant pratiquée sur le flanc du poisson, une marque en plastique est glissée dans la cavité abdominale. Incision
et insertion de la marque peuvent être faites avec un scapei spécial a chargeur. La blessure ainsi pratiquée se cicatrise très rapidement et le poisson
porte sa marque sa vie durant, sans aucun risque de la perdre. Les marque
ne sont malheureusement récupérables que lorsqu'on vide le poisson, ce qui
limite considérablement leur emploi. Pour les espèces comme le hareng,
donnant lieu à des transports importants, par tapis roulants, aux usines
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