EAUX A CARACTÈRE HYBRIDE. LAGl NES
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crevettes dans une nasse à mailles fines fixée à la place de la vanne supérieure, ou bien on les laisse pénétrer dans l’étang, ou la rizière (une fois la
récolte de riz terminée), où elles pourront encore grandir pendant quelques
mois. A marée descendante, une grille en bambou est placée au lieu et place
de la vanne supérieure, pour permettre au niveau d’eau dans l’étang de
descendre avec la marée sans entraîner les crevettes. A chaque marée la
même manœuvre se renouvelle (Menon, 1944; Tham ah Kow, 1954).
15.01. Pêche axée à la fois sur les espèces sédentaires
et sur celles venant de la mer
Le rendement des lagunes sera fonction en particulier : de la quantité
de poissons, petits et gros, y pénétrant, de la quantité de nourriture produite sur place, et de la place de chaque espèce dans la chaîne alimentaire (2.1 —3.31). C’est ainsi que, selon Schuster (1951), c’est à une insuffisance d’espèces planctonophages et à un excès d’espèces carnivores que les
120 000 hectares de lagunes de Ceylan doivent leur faible rendement (20 kilogrammes à l’hectare).
15.010. Premier exemple : étangs littoraux d'Égypte
Quatre étangs littoraux se sont formés dans le delta du Nil. Totalisant
220 000 hectares, ces étangs ont une production moyenne de 26 000 tonnes,
soit 118 kilogrammes de poisson à l’hectare. Leur profondeur est faible :
un mètre au maximum. Le fond est constitué d’une vase brunâtre. La température moyenne d’hiver est de 15 °C pour le mois le plus froid, de 27 °C en
été pour le plus chaud. Les variations de niveau atteignent 60 centimètres.
La salinité y varie dans d’énormes proportions : 0 à 50 pour mille. La flore
littorale y est abondante de même que le phytoplancton. Les connections
avec la mer sont étroites.
Le peuplement piscicole est constitué d’une part d’espèces sédentaires
et d’autre part d’espèces migratrices. Les poissons sédentaires sont avant
tout représentés par les tilapias qui à eux seuls constituent 60 pour cent
des prises totales dans trois étangs et 80 pour cent dans le quatrième. Les
espèces représentées sont : T. nilotica, T. zilii, et 7’. gahlea. A signaler comme
espèces d’accompagnement : des poissons chats, des barbeaux, et une perche
du Nil. Les poissons migrateurs sont représentés par les muges, qui constituent à eux seuls 30 pour cent des prises totales dans trois étangs, et 20 pour
cent dans le quatrième. Les espèces présentes sont : Mugit cephalus, M. capito
et M. saliens. En dehors des muges, à signaler encore : les anguilles.
Les tilapias se reproduisent d’avril à novembre. Ils font des nids dans
la vase du fond, puis chez certaines espèces la femelle incube ses œufs dans
la bouche. Les jeunes ne s'échappent de la cavité buccale de leur mère
que lorsqu’ils sont suffisamment développés. Cette protection prolongée a un
inconvénient : toute capture de femelle portant œufs ou alevins en bou< he
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