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PÊCHES CONTINENTALES. PRATIQUES DÉMÉNAGEMENT
Situation et traitement correspondants sont schématisés par les figures
14.7 à 14.12 qui nécessitent les observations générales préalables ci-après :
(1) Dans la colonne 1 sont indiqués les facteurs principaux sur lesquels
le responsable d’une pêcherie est susceptible d’avoir une action. Dans la
pratique, suivant la nature du plan d’eau, tel ou tel facteur sera d’une manipulation aisée, difficile, voire impossible. C’est au responsable d’établir son
programme en conséquence. Le facteur « information », des pêcheurs, et du
public en général, est placé en tête car c’est d’une bonne information préalable que dépend souvent l’efficacité d’un aménagement (chap. 12).
— Suivant les circonstances, des facteurs peuvent être négligés ou intervertis à l'intérieur des trois groupes : premier, deuxième et troisième temps.
La chronologie des groupes doit au contraire être respectée. Si les opérations
du troisième temps, non spécifiques, intervenaient alors que les compétiteurs sont encore prédominants, ce sont eux qui en profiteraient au premier
chef, ce qui aggraverait la situation.
— En matière de compétiteurs l’action de chaque facteur vise le compétiteur spécifique pour ce facteur.
(2) Dans la colonne 2 sont indiquées les variations d’abondance des
espèces, recherchées (trait continu) ou compétitrices (trait discontinu), représentées par l’épaisseur du trait, épaisseur variant au fur et à mesure des
interventions en renforcement ou en diminution des divers facteurs d’abondance. L'intensité des interventions dans le sens positif ou négatif est fonction de l’écartement de l’axe 0.
- Le contrôle des prédateurs n’est rentable que pour certains types de
prédation (5.62 — 9.5). Il constitue de plus une arme à deux tranchants
qu’il est prudent de n’utiliser qu’après une étude préalable approfondie.
C’est pour cette raison que les figures 14.7 à 14.12 ne font état que d’interventions d’importance faible ou nulle sur les prédateurs.
— Dans le cas de populations nettement sous-exploitées, avec tendance
au nanisme, le trait figurant son abondance est accompagné de barbes sur
le côté.
(3) Dans la colonne 3 figurent les observations particulières à chaque
situation.
14.20. Espèces recherchées surexploitées
La surexploitation conduit à l’amenuisement du stock et des captures.
Passé un certain taux, il conduit à l’état de déplétion, dont le stock ne se
relève que difficilement en dehors d’un « coup d’épaule » pouvant lui être
apporté par des circonstances exceptionnelles (8.21). Surexploitation, et
a fortiori « déplétion », conduisent normalement à la rareté des sujets âgés
mais à un fort taux de croissance individuel (5.61 —8.21).
Ne sont normalement exposées à la surexploitation que les espèces ayant
une résilience relativement faible, compte tenu de toutes les caractéristiques
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