La façon dont les principes d’aménagement sont ou devraient être mis
en pratique dépend évidemment des conditions de milieu et parmi celles-ci,
tout d’abord, de la nature même des eaux à mettre en valeur. Sur ce plan de
l'exploitation nous classerons les eaux continentales en quatre catégories :
naturelles, semi-domestiques, domestiques, hybrides.
— Dans les eaux naturelles nous grouperons les lacs, rivières, lacs de
barrage qui constituent, en totalité ou en partie, des écosystèmes et dans
lesquels l’exploitation se fait par la pêche.
— Dans les eaux semi-domestiques nous grouperons les étangs d'eau
douce ou d’eau saumâtre ainsi que les rizières, qui ne constituent plus à
proprement parler un écosystème à peu près libre, mais un terrain de culture
(aquiculture). L’exploitation s’en fait essentiellement par vidange, c'est une
récolte.
— Dans les eaux domestiques nous grouperons tous les bassins où l’élevage
du poisson repose essentiellement sur un nourrissage artificiel (pisciculture).
Le poisson n’y est plus dépendant pour sa nourriture du milieu dans lequel
il vit, milieu qui n’est qu’une cage et non plus un écosystème. La mise en
valeur de ces bassins a fait l’objet d’un certain nombre de traités de pisciculture et ne sera pas étudiée ici.
— Dans les eaux à caractère hybride nous grouperons les terrains inondés,
les lagunes et les viviers flottants.
VniEBT et Laoleh. — PMte» continenlale».
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