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PÈCHES CONTINENTALES. PRINCIPES D’AMÉNAGEMENT
ses affluents n'abritent cependant que des stocks de poissons clairsemés. Il
n'en faut pas chercher la raison ailleurs que dans les véritables destructions
au poison, ou par détournements et assèchements, que pratiquent couramment les indigènes pendant la saison sèche, aggravant ainsi terriblement la
nocivité de cette dernière. A moins qu’ils ne soient prévus pour lutter contre
des espèces envahissantes, tous les procédés permettant de telles destructions
doivent donc être strictement prohibés.
11.021,1. Périodes de fermeture
11.021,10. Fermetures saisonnières
Ces fermetures correspondent en général aux périodes de fraye. Indispensables pour les espèces à faible résilience, elles sont en général inutiles
pour les espèces à forte résilience. Elles peuvent cependant avoir, même sur
ces dernières, un heureux effet économique, sinon biologique : de nombreuses
espèces étant d'une qualité inférieure en période de fraye, mieux vaut les
capturer pour la vente avant ou après la fraye que pendant.
11.021,11. Fermetures hebdomadaires
Les périodes de fermetures hebdomadaires sont surtout imposées pour la
pêche en estuaire ou dans les fleuves parcourus par les grands migrateurs anadromes. Le but poursuivi par ces fermetures est d’assurer aux hautes vallées
l’arrivée du contingent de géniteurs indispensables, en laissant de temps en
temps à ces derniers un passage libre de toute entrave dans la zone de pêche
au filet. Pratiquement on suspend toute pêche au filet durant un à trois jours
par semaine suivant les pays, ou une semaine sur deux. Une telle mesure ne
peut en fait avoir toute l’ellicacité que l’on en attend que dans le cas où une
bonne partie des migrateurs pénétrant dans la zone dangereuse pendant la
période de trêve est susceptible de la traverser et d’en sortir avant que les
hostilités ne leurs soient déclarées à nouveau. La tendance est maintenant
en Amérique d’avoir des périodes hebdomadaires mobiles de fermeture, qui
progressent vers l’amont à la même vitesse que les stocks. De cette façon,
quelle que soit sa durée, une période de fermeture « prend en charge » un
contingent de poissons à son entrée dans la zone dangereuse et progresse
avec lui d’aval en amont de cette zone, jusqu’à ce que le poisson en soit sorti.
11.021,12. Interdiction de pêche de nuit
Que l'interdiction de pêche de nuit soit de nature à faciliter la surveillance,
cela est certain. Qu’en dehors de cela elle n’ait que des avantages, c’est une
toute autre question. En fait, tout dépend des cas d’espèces. Nous en donnerons deux exemples :
Pour les truites, c’est un fait reconnu que les jeunes sont principalement
en chasse de jour alors que les grosses le sont surtout la nuit. En interdisant
PÈCHES CONTINENTALES. PRINCIPES D’AMÉNAGEMENT
ses affluents n'abritent cependant que des stocks de poissons clairsemés. Il
n'en faut pas chercher la raison ailleurs que dans les véritables destructions
au poison, ou par détournements et assèchements, que pratiquent couramment les indigènes pendant la saison sèche, aggravant ainsi terriblement la
nocivité de cette dernière. A moins qu’ils ne soient prévus pour lutter contre
des espèces envahissantes, tous les procédés permettant de telles destructions
doivent donc être strictement prohibés.
11.021,1. Périodes de fermeture
11.021,10. Fermetures saisonnières
Ces fermetures correspondent en général aux périodes de fraye. Indispensables pour les espèces à faible résilience, elles sont en général inutiles
pour les espèces à forte résilience. Elles peuvent cependant avoir, même sur
ces dernières, un heureux effet économique, sinon biologique : de nombreuses
espèces étant d'une qualité inférieure en période de fraye, mieux vaut les
capturer pour la vente avant ou après la fraye que pendant.
11.021,11. Fermetures hebdomadaires
Les périodes de fermetures hebdomadaires sont surtout imposées pour la
pêche en estuaire ou dans les fleuves parcourus par les grands migrateurs anadromes. Le but poursuivi par ces fermetures est d’assurer aux hautes vallées
l’arrivée du contingent de géniteurs indispensables, en laissant de temps en
temps à ces derniers un passage libre de toute entrave dans la zone de pêche
au filet. Pratiquement on suspend toute pêche au filet durant un à trois jours
par semaine suivant les pays, ou une semaine sur deux. Une telle mesure ne
peut en fait avoir toute l’ellicacité que l’on en attend que dans le cas où une
bonne partie des migrateurs pénétrant dans la zone dangereuse pendant la
période de trêve est susceptible de la traverser et d’en sortir avant que les
hostilités ne leurs soient déclarées à nouveau. La tendance est maintenant
en Amérique d’avoir des périodes hebdomadaires mobiles de fermeture, qui
progressent vers l’amont à la même vitesse que les stocks. De cette façon,
quelle que soit sa durée, une période de fermeture « prend en charge » un
contingent de poissons à son entrée dans la zone dangereuse et progresse
avec lui d’aval en amont de cette zone, jusqu’à ce que le poisson en soit sorti.
11.021,12. Interdiction de pêche de nuit
Que l'interdiction de pêche de nuit soit de nature à faciliter la surveillance,
cela est certain. Qu’en dehors de cela elle n’ait que des avantages, c’est une
toute autre question. En fait, tout dépend des cas d’espèces. Nous en donnerons deux exemples :
Pour les truites, c’est un fait reconnu que les jeunes sont principalement
en chasse de jour alors que les grosses le sont surtout la nuit. En interdisant
