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PÈCHES CONTINENTALES. PRINCIPES DÉMÉNAGEMENT
qui pendant deux ans ont reçu en bassin de pisciculture une nourriture
parfaitement équilibrée (10 pour cent de crevettes). Les retours seraient à
l'heure actuelle de 6 pour cent en moyenne.
En U. K.S.S., le maintien par la pisciculture de stocks de saumons atlantiques privés de leurs frayères naturelles aurait été obtenu également sur
cinq rivières. Le succès dans ce pays ne serait pas dû à la mise au point d’une
nourriture artificielle parfaitement équilibrée, mais à un élevage des
jeunes saumons à base de nourriture naturelle (Constantinoff, 1955 ;
Nikolsky, 1958) (x).
Dans le cas du repeuplement par truites de taille réglementaire (10.044,30)
nous avons vu que selon les chiffres de Westerman et Hazzard (1945) « moins
de un pour cent des truites non prises pendant la saison du déversement se
retrouvent dans les captures des années suivantes». 11 n’y a pas en réalité discordance entre ces résultats et ceux dont font état les Suédois pour les repeuplements en smolts de deux ans. Ces derniers ont en effet bénéficié d’une
nourriture spécialement bien équilibrée, dont nous avons vu l’importance
(10.043). ils ont en outre été immergés en estuaires où la fatigue due à la
lutte contre le courant, faute d’abris disponibles en nombre suffisant, est
beaucoup moins forte que dans les secteurs à eaux vives de l’amont
(10.011,02).
10.044,4. Repeuplements en truites sauvages
Reconnaissant pour le bassin de la Nivelle (France - Basses-Pyrénées) le
bien fondé des conclusions de Miller (1953) sur l’indépendance des populations de truites d’amont et d’aval, résultat de leur territorialité prononcée
(10.042,10), Vibert (1957) commence en 1956 sur ce bassin une opération
double :
( 1) Pêche à l’électricité de certains secteurs des tributaires d’amont. Elimination des compétiteurs. Déversement des truitelles capturées dans les secteurs de pêche d’aval de la Nivelle.
(2) Réensemencement de ces tributaires d’amont en œufs de truite
embryonnés.
25 sujets seulement furent marqués lors de cette première opération qui
porta sur 1 500 truitelles. 11 a été rendu compte de 9 captures de truites
marquées par les pêcheurs en 1957 et de 3 en 1958, soit 48 pour cent. Si cette
proportion se maintient dans les opérations en cours avec marquage à grande
échelle, le repeuplement, puis la vidange annuelle à l’électricité des petits
ruisseaux au bénéfice des secteurs de rivière à l’aval, peuvent s’inscrire parmi
les procédés de repeuplement efficaces ; à la condition toutefois que l’amplitude du transfert soit suffisante pour s’opposer au retour au territoire d’origine (500 à 600 mètres dans l’expérience de Miller, 1954) (10.042,10).
(I) Très séduisante, la production industrielle d’une nourriture naturelle se heurte malheureusement à de grandes difficultés pratiques. Dans le cas particulier, une production journalière
de 3 kilogrammes de Chironomus dorsalis requiert encore 300 mètres carrés de culture en tiroirs
et 1 journée d’ouvrier.
PÈCHES CONTINENTALES. PRINCIPES DÉMÉNAGEMENT
qui pendant deux ans ont reçu en bassin de pisciculture une nourriture
parfaitement équilibrée (10 pour cent de crevettes). Les retours seraient à
l'heure actuelle de 6 pour cent en moyenne.
En U. K.S.S., le maintien par la pisciculture de stocks de saumons atlantiques privés de leurs frayères naturelles aurait été obtenu également sur
cinq rivières. Le succès dans ce pays ne serait pas dû à la mise au point d’une
nourriture artificielle parfaitement équilibrée, mais à un élevage des
jeunes saumons à base de nourriture naturelle (Constantinoff, 1955 ;
Nikolsky, 1958) (x).
Dans le cas du repeuplement par truites de taille réglementaire (10.044,30)
nous avons vu que selon les chiffres de Westerman et Hazzard (1945) « moins
de un pour cent des truites non prises pendant la saison du déversement se
retrouvent dans les captures des années suivantes». 11 n’y a pas en réalité discordance entre ces résultats et ceux dont font état les Suédois pour les repeuplements en smolts de deux ans. Ces derniers ont en effet bénéficié d’une
nourriture spécialement bien équilibrée, dont nous avons vu l’importance
(10.043). ils ont en outre été immergés en estuaires où la fatigue due à la
lutte contre le courant, faute d’abris disponibles en nombre suffisant, est
beaucoup moins forte que dans les secteurs à eaux vives de l’amont
(10.011,02).
10.044,4. Repeuplements en truites sauvages
Reconnaissant pour le bassin de la Nivelle (France - Basses-Pyrénées) le
bien fondé des conclusions de Miller (1953) sur l’indépendance des populations de truites d’amont et d’aval, résultat de leur territorialité prononcée
(10.042,10), Vibert (1957) commence en 1956 sur ce bassin une opération
double :
( 1) Pêche à l’électricité de certains secteurs des tributaires d’amont. Elimination des compétiteurs. Déversement des truitelles capturées dans les secteurs de pêche d’aval de la Nivelle.
(2) Réensemencement de ces tributaires d’amont en œufs de truite
embryonnés.
25 sujets seulement furent marqués lors de cette première opération qui
porta sur 1 500 truitelles. 11 a été rendu compte de 9 captures de truites
marquées par les pêcheurs en 1957 et de 3 en 1958, soit 48 pour cent. Si cette
proportion se maintient dans les opérations en cours avec marquage à grande
échelle, le repeuplement, puis la vidange annuelle à l’électricité des petits
ruisseaux au bénéfice des secteurs de rivière à l’aval, peuvent s’inscrire parmi
les procédés de repeuplement efficaces ; à la condition toutefois que l’amplitude du transfert soit suffisante pour s’opposer au retour au territoire d’origine (500 à 600 mètres dans l’expérience de Miller, 1954) (10.042,10).
(I) Très séduisante, la production industrielle d’une nourriture naturelle se heurte malheureusement à de grandes difficultés pratiques. Dans le cas particulier, une production journalière
de 3 kilogrammes de Chironomus dorsalis requiert encore 300 mètres carrés de culture en tiroirs
et 1 journée d’ouvrier.
