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PÊCHES CONTINENTALES. PRINCIPES D’AMÉNAGEMENT
sées en eaux libres ont un taux de survie, donc une rusticité, inférieur à
celui des truites sauvages (10.042,2). Schuck (1948) dresse la liste des principales raisons possibles de l'affaiblissement de la rusticité des truites en
pisciculture. De son côté Vibert (1956 b) propose, tout au moins pour les
truites et saumons, des critères de rusticité paraissant valables ainsi qu’une
méthode de mesure comparative.
La voie semble maintenant libre pour une nouvelle catégorie de recherches :
celles qui préciseront les modalités de fécondation, d’incubation artificielle,
d’alimentation, de transport et d’immersion qui permettront de garder aux
sujets de repeuplement un degré de rusticité en rapport avec l’importance
des adversités des milieux auxquels ils sont destinés.
10.01. Notions préliminaires sur les conditions d’efficacité
des diverses catégories de repeuplements
Nous avons vu que la croissance numérique d’une population était fonction : d’une part de son potentiel biotique, d’autre part de la résistance de
l’environnement (6.132). Sa croissance pondérale est fonction : d’une part de
son coefficient de croissance individuelle, d’autre part de la résistance de
l’environnement. Énoncé qui peut encore être fait sous la forme suivante : la
croissance d’une population est directement fonction de son potentiel biotique, de son coefficient de croissance individuelle et de sa rusticité, cette
dernière étant égale à la somme de ses capacités de résistance aux diverses
adversités du milieu (Azzi, 1954).
Prenons le cas particulier de la population constituée par l’ensemble des
sujets de même espèce utilisés pour un repeuplement. Son évolution sera
fonction :
A. — Pour la génération faisant l’objet du repeuplement :
(1) Numériquement : de la rusticité des sujets utilisés, c’est-à-dire de
leur capacité de résistance aux diverses adversités du milieu.
(2) Pondéralement : de cette rusticité et du coefficient de croissance
individuelle des sujets utilisés, dans le milieu où ils ont été introduits.
B. — Pour les générations suivantes : des mêmes facteurs auxquels il
faut adjoindre le potentiel biotique de l’espèce utilisée.
Les adversités des milieux repeuplés sont diverses et d’importance essentiellement variable suivant la nature même de ces milieux, en particulier
suivant qu'il s’agit d’eaux courantes ou dormantes, de repeuplements effectués dans des eaux vierges de tout poisson (peuplements), d’introduction
d’espèces nouvelles dans les eaux contenant d’autres espèces de poissons
(acclimatations) ou d’introduction dans un plan d’eau de sujets d’une espèce
y existant déjà (repeuplements proprement dits).
PÊCHES CONTINENTALES. PRINCIPES D’AMÉNAGEMENT
sées en eaux libres ont un taux de survie, donc une rusticité, inférieur à
celui des truites sauvages (10.042,2). Schuck (1948) dresse la liste des principales raisons possibles de l'affaiblissement de la rusticité des truites en
pisciculture. De son côté Vibert (1956 b) propose, tout au moins pour les
truites et saumons, des critères de rusticité paraissant valables ainsi qu’une
méthode de mesure comparative.
La voie semble maintenant libre pour une nouvelle catégorie de recherches :
celles qui préciseront les modalités de fécondation, d’incubation artificielle,
d’alimentation, de transport et d’immersion qui permettront de garder aux
sujets de repeuplement un degré de rusticité en rapport avec l’importance
des adversités des milieux auxquels ils sont destinés.
10.01. Notions préliminaires sur les conditions d’efficacité
des diverses catégories de repeuplements
Nous avons vu que la croissance numérique d’une population était fonction : d’une part de son potentiel biotique, d’autre part de la résistance de
l’environnement (6.132). Sa croissance pondérale est fonction : d’une part de
son coefficient de croissance individuelle, d’autre part de la résistance de
l’environnement. Énoncé qui peut encore être fait sous la forme suivante : la
croissance d’une population est directement fonction de son potentiel biotique, de son coefficient de croissance individuelle et de sa rusticité, cette
dernière étant égale à la somme de ses capacités de résistance aux diverses
adversités du milieu (Azzi, 1954).
Prenons le cas particulier de la population constituée par l’ensemble des
sujets de même espèce utilisés pour un repeuplement. Son évolution sera
fonction :
A. — Pour la génération faisant l’objet du repeuplement :
(1) Numériquement : de la rusticité des sujets utilisés, c’est-à-dire de
leur capacité de résistance aux diverses adversités du milieu.
(2) Pondéralement : de cette rusticité et du coefficient de croissance
individuelle des sujets utilisés, dans le milieu où ils ont été introduits.
B. — Pour les générations suivantes : des mêmes facteurs auxquels il
faut adjoindre le potentiel biotique de l’espèce utilisée.
Les adversités des milieux repeuplés sont diverses et d’importance essentiellement variable suivant la nature même de ces milieux, en particulier
suivant qu'il s’agit d’eaux courantes ou dormantes, de repeuplements effectués dans des eaux vierges de tout poisson (peuplements), d’introduction
d’espèces nouvelles dans les eaux contenant d’autres espèces de poissons
(acclimatations) ou d’introduction dans un plan d’eau de sujets d’une espèce
y existant déjà (repeuplements proprement dits).
