POPULATIONS A FAVORISER. REPEUPLEMENTS
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ment (10.01), efficacité qui est la résultante de deux antagonismes : la
rusticité des sujets de repeuplement et les adversités de l’environnement
dans lequel ils sont libérés. Ensuite seront étudiés le transport des sujets de
repeuplement (10.02) et leur immersion (10.03), opérations pouvant avoir
une importance décisive sur la réussite. Seront enfin passées en revue quelques
catégories de repeuplements particuliers (10.04) : truites, saumons, corégones... choisies non en fonction de leurs techniques spéciales, du ressort
des traités de pisciculture, mais des connaissances de portée plus générale
qu’elles nous apportent sur le problème des repeuplements dans son ensemble.
10.00 Historique
La pisciculture, ou art de multiplier et d’élever les poissons pour pouvoir,
entre autres choses, en repeupler lacs et rivières, a été pratiquée dès la plus
haute antiquité dans certains pays.
Plus de 2 000 ans avant l’ère chrétienne, il existait en Chine des lois qui
fixaient les époques où l’on pouvait récolter les œufs de poissons pour les
faire éclore. En 1735, un jésuite missionnaire, le B.P. Duhalde, a révélé les
pratiques du Céleste Empire en matière d’agriculture et a narré comment,
tous les ans au mois de mai, un nombre prodigieux de barques s'assemblaient
sur le Yang-Tsé-Kiang pour y récolter des œufs de poissons au moyen de
nattes et de claies. Duhamel du Monceau (1777), qui reprend la narration
à son compte dans son Traité général des pesches, dit que les Chinois repeuplaient de la sorte les canaux avec des poissons tirés des rivières et des lacs.
Aux Indes, en Perse, en Judée et en Égypte, on a exploité de tout temps
des étangs naturels et artificiels.
Il est difficile de préciser à quelle époque la pisciculture a fait son apparition en Europe. Certains auteurs en ont attribué l'introduction aux Romains,
mais les textes anciens permettent d'en douter. On construisait bien à Rome
des réservoirs, des viviers magnifiques, où les opulents citoyens romains
entretenaient en permanence d’abondantes provisions de poissons importés,
destinés à l’approvisionnement de leurs tables. 1 ont le monde connaît la
légende des murènes que des patriciens sanguinaires nourrissaient en leur
jetant les esclaves à dévorer. Mais il n'y a rien là qui puisse faire conclure
à l’élevage des poissons et encore moins a la fécondation de leurs œufs.
En tous cas il ne fut pas question de pisciculture dans les pays o» < identaux jusqu’après les invasions des barbares. Ce n est guère qu a partir du
xive siècle que l’on trouve des documents s y rapportant, (.est <1 ailleurs a
peu près uniquement des eaux closes qu’on s occupait a cette époque. Les
ordres monastiques, grands propriétaires terriens, exploitaient leur# étangs
avec beaucoup de soin et suivant des formules pas très différentes des nôtres.
De nombreux mémoires du temps décrivent en detail les dispositions a donner
aux étangs, la manière de les empoissonner et de les pêcher, les méthodes
recommandables pour l’élevage de la carpe, de la tanche et du brochet.
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ment (10.01), efficacité qui est la résultante de deux antagonismes : la
rusticité des sujets de repeuplement et les adversités de l’environnement
dans lequel ils sont libérés. Ensuite seront étudiés le transport des sujets de
repeuplement (10.02) et leur immersion (10.03), opérations pouvant avoir
une importance décisive sur la réussite. Seront enfin passées en revue quelques
catégories de repeuplements particuliers (10.04) : truites, saumons, corégones... choisies non en fonction de leurs techniques spéciales, du ressort
des traités de pisciculture, mais des connaissances de portée plus générale
qu’elles nous apportent sur le problème des repeuplements dans son ensemble.
10.00 Historique
La pisciculture, ou art de multiplier et d’élever les poissons pour pouvoir,
entre autres choses, en repeupler lacs et rivières, a été pratiquée dès la plus
haute antiquité dans certains pays.
Plus de 2 000 ans avant l’ère chrétienne, il existait en Chine des lois qui
fixaient les époques où l’on pouvait récolter les œufs de poissons pour les
faire éclore. En 1735, un jésuite missionnaire, le B.P. Duhalde, a révélé les
pratiques du Céleste Empire en matière d’agriculture et a narré comment,
tous les ans au mois de mai, un nombre prodigieux de barques s'assemblaient
sur le Yang-Tsé-Kiang pour y récolter des œufs de poissons au moyen de
nattes et de claies. Duhamel du Monceau (1777), qui reprend la narration
à son compte dans son Traité général des pesches, dit que les Chinois repeuplaient de la sorte les canaux avec des poissons tirés des rivières et des lacs.
Aux Indes, en Perse, en Judée et en Égypte, on a exploité de tout temps
des étangs naturels et artificiels.
Il est difficile de préciser à quelle époque la pisciculture a fait son apparition en Europe. Certains auteurs en ont attribué l'introduction aux Romains,
mais les textes anciens permettent d'en douter. On construisait bien à Rome
des réservoirs, des viviers magnifiques, où les opulents citoyens romains
entretenaient en permanence d’abondantes provisions de poissons importés,
destinés à l’approvisionnement de leurs tables. 1 ont le monde connaît la
légende des murènes que des patriciens sanguinaires nourrissaient en leur
jetant les esclaves à dévorer. Mais il n'y a rien là qui puisse faire conclure
à l’élevage des poissons et encore moins a la fécondation de leurs œufs.
En tous cas il ne fut pas question de pisciculture dans les pays o» < identaux jusqu’après les invasions des barbares. Ce n est guère qu a partir du
xive siècle que l’on trouve des documents s y rapportant, (.est <1 ailleurs a
peu près uniquement des eaux closes qu’on s occupait a cette époque. Les
ordres monastiques, grands propriétaires terriens, exploitaient leur# étangs
avec beaucoup de soin et suivant des formules pas très différentes des nôtres.
De nombreux mémoires du temps décrivent en detail les dispositions a donner
aux étangs, la manière de les empoissonner et de les pêcher, les méthodes
recommandables pour l’élevage de la carpe, de la tanche et du brochet.
