ENVIRONNEMENT. NOURRIT!’RE
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froide et à courant vif (Hazzard. 1952). Pour les grands fleuves des régions
tempérées, à faible courant, et riches en sels minéraux dissous, il n’en va
plus de même. Le plancton emprunté aux ballastières ou aux bras morts,
lors des crues, peut parfaitement y survivre (Lefèvre, 1950), mais une production dirigée de ce plancton d’appoint parait difficilement rentable. Cette
étude de la fertilisation des lacs amont d’un bassin versant est à l’heure
actuelle poursuivie avec emploi d’isotopes radioactifs.
9.605. Action de facteurs annexes dans les épandages d'engrais
Température et lumière. — Les réactions physiologiques des poissons et
des êtres vivants en général, sont fonction de la température du milieu
ambiant (5.311,11). La productivité en poissons de nos eaux douces sera
donc d’autant plus forte et leur fertilisation plus efficace que nous aurons
affaire à des eaux plus chaudes et mieux insolées.
Dans les climats froids, où les lacs sont en hiver recouverts de glace et
de neige, un autre phénomène intervient. L’assimilation chlorophylienne de
la végétation aquatique est alors stoppée faute de lumière. L'eau ne peut
plus s’aérer par la surface. La teneur en oxygène dissous peut alors descendre
assez bas pour provoquer des mortalités de poissons importantes et parfois
totales (9.2). Le danger est d’autant plus grand que le lac est moins profond
et possède une moins grande réserve d'oxygène dissous.
Age et densité de peuplement. — Demoll (1925) a signalé que, lorsque le
potassium était efficace, il l’était davantage sur les jeunes carpes que sur les
carpes plus âgées. Frost (1945) a signalé que c’était presque uniquement
• les différences de croissance pendant la première année qui étaient responsables de la taille des truites des rivières à eaux alcalines, supérieures à celle
des truites des rivières acides.
Patriarche et Ball (1949), étudiant l’efficacité en étangs d’un engrais
composé (P, N et K) sur une population de bluegills, enregistrent une meilleure
croissance sur les sujets de l’année (il est vrai qu’ils ne parlent pas des autres
classes d’âges).
Smith (1952) a signalé le cas typique d'un lac de sept hectares appar
tenant à un club de pêche du New Brunswick (Canada). Ce lac avait un
peuplement originel de brook trout (omble de fontaine) et de yellow pereb
qui fut intentionnellement et totalement empoisonné. On repartit ensuite
avec un nouveau peuplement, en déversant uniquement 25 000 fingerlings
d’ombles de fontaine qui donnèrent successivement les résultats suivants :
(a) Bonne pêche.
(b) Mauvaise pêche. Conséquence d’une mauvaise croissance par surpopulation.
(r) Fertilisation.
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froide et à courant vif (Hazzard. 1952). Pour les grands fleuves des régions
tempérées, à faible courant, et riches en sels minéraux dissous, il n’en va
plus de même. Le plancton emprunté aux ballastières ou aux bras morts,
lors des crues, peut parfaitement y survivre (Lefèvre, 1950), mais une production dirigée de ce plancton d’appoint parait difficilement rentable. Cette
étude de la fertilisation des lacs amont d’un bassin versant est à l’heure
actuelle poursuivie avec emploi d’isotopes radioactifs.
9.605. Action de facteurs annexes dans les épandages d'engrais
Température et lumière. — Les réactions physiologiques des poissons et
des êtres vivants en général, sont fonction de la température du milieu
ambiant (5.311,11). La productivité en poissons de nos eaux douces sera
donc d’autant plus forte et leur fertilisation plus efficace que nous aurons
affaire à des eaux plus chaudes et mieux insolées.
Dans les climats froids, où les lacs sont en hiver recouverts de glace et
de neige, un autre phénomène intervient. L’assimilation chlorophylienne de
la végétation aquatique est alors stoppée faute de lumière. L'eau ne peut
plus s’aérer par la surface. La teneur en oxygène dissous peut alors descendre
assez bas pour provoquer des mortalités de poissons importantes et parfois
totales (9.2). Le danger est d’autant plus grand que le lac est moins profond
et possède une moins grande réserve d'oxygène dissous.
Age et densité de peuplement. — Demoll (1925) a signalé que, lorsque le
potassium était efficace, il l’était davantage sur les jeunes carpes que sur les
carpes plus âgées. Frost (1945) a signalé que c’était presque uniquement
• les différences de croissance pendant la première année qui étaient responsables de la taille des truites des rivières à eaux alcalines, supérieures à celle
des truites des rivières acides.
Patriarche et Ball (1949), étudiant l’efficacité en étangs d’un engrais
composé (P, N et K) sur une population de bluegills, enregistrent une meilleure
croissance sur les sujets de l’année (il est vrai qu’ils ne parlent pas des autres
classes d’âges).
Smith (1952) a signalé le cas typique d'un lac de sept hectares appar
tenant à un club de pêche du New Brunswick (Canada). Ce lac avait un
peuplement originel de brook trout (omble de fontaine) et de yellow pereb
qui fut intentionnellement et totalement empoisonné. On repartit ensuite
avec un nouveau peuplement, en déversant uniquement 25 000 fingerlings
d’ombles de fontaine qui donnèrent successivement les résultats suivants :
(a) Bonne pêche.
(b) Mauvaise pêche. Conséquence d’une mauvaise croissance par surpopulation.
(r) Fertilisation.
