ENVIRONNEMENT. CONDITIONS DE REPRODUCTION
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9.5. CONDITIONS DE REPRODUCTION
Les interventions sur les conditions de reproduction tendront, le cas
échéant, d’une part à favoriser la fraye et la survie des œufs et alevins des
espèces de choix dont l’abondance laisse à désirer, d’autre part à limiter
la fraye et la survie des œufs et alevins des espèces surabondantes, et en
particulier des espèces antagonistes de celles à favoriser.
Les conditions de la fraye dépendent des espèces. Alors que certaines
pondent en pleine eau des œufs dits pélagiques, d’autres les déposent sur
des végétaux aquatiques, d’autres les déposent sur du gravier ou du sable,
d’autres enfin les enterrent dans du gravier propre. En modifiant le substratum, on peut donc favoriser ou contrecarrer la fraye de telles ou telles espèces.
En rivière, en débarrassant localement les gravières de leur vase et de
leur sable, certains travaux concernant le lit même du cours d’eau (9.042,0)
et, mieux encore, ceux concernant la restauration des bassins versants
(9.042,1) favoriseront la fraye des truites et des saumons (Moore. 1934 ;
Tarzwell, 1937 ; Needham, 1938; Anderson, 1949).
Sur des fonds vaseux, impropres à la fraye en général, la pose de « caisses
nids », remplies de matériaux ad hoc, inciteront souvent bon nombre d’espèces
à frayer, le blackbass en particulier (Hubbs et Eschmeyer. 1938).
Vieilles dalles, tuiles, briques, branchages peuvent, suivant les cas, être
utilisés avec avantage.
Lorsque cela sera possible, pour certains lacs de retenue par exemple, il
y aura avantage à régler les niveaux d’eau, pour favoriser la fraye ainsi que
la survie des œufs et des alevins des bonnes espèces ou au contraire pour
entraver la fraye des espèces antagonistes.
La reproduction est en outre conditionnée par les possibilités d’accès aux
frayères (9.3) et leur mise en réserve (11 .021,2), par la nourriture (9.6), les
abris (9.4), les espèces antagonistes (9.7). et enfin par les maladies (9.8)
pouvant sévir sur les zones de reproduction et de développement des jeunes,
toutes questions qui font l’objet d’études particulières par ailleurs.
9.6. NOURRITURE
Si la production des eaux continentales dépend en premier lieu de la reproduction, de la croissance et de la survie des espèces recherchées, toutes trois
dépendent à leur tour de l’un des facteurs essentiels de l’environnement : ses
ressources en nourriture.
Sur ce point, les possibilités d’intervention relèvent de quatre types dif
férents, dont un essentiel et trois accessoires : (1) augmentation de la fertilité
de base, principalement au moyen d’engrais; (2) amélioration des conditions
de vie de certains organismes proies, tels les invertébrés ; (3) modification de la
chaîne alimentaire; (4) distribution de nourriture d'appoint.
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9.5. CONDITIONS DE REPRODUCTION
Les interventions sur les conditions de reproduction tendront, le cas
échéant, d’une part à favoriser la fraye et la survie des œufs et alevins des
espèces de choix dont l’abondance laisse à désirer, d’autre part à limiter
la fraye et la survie des œufs et alevins des espèces surabondantes, et en
particulier des espèces antagonistes de celles à favoriser.
Les conditions de la fraye dépendent des espèces. Alors que certaines
pondent en pleine eau des œufs dits pélagiques, d’autres les déposent sur
des végétaux aquatiques, d’autres les déposent sur du gravier ou du sable,
d’autres enfin les enterrent dans du gravier propre. En modifiant le substratum, on peut donc favoriser ou contrecarrer la fraye de telles ou telles espèces.
En rivière, en débarrassant localement les gravières de leur vase et de
leur sable, certains travaux concernant le lit même du cours d’eau (9.042,0)
et, mieux encore, ceux concernant la restauration des bassins versants
(9.042,1) favoriseront la fraye des truites et des saumons (Moore. 1934 ;
Tarzwell, 1937 ; Needham, 1938; Anderson, 1949).
Sur des fonds vaseux, impropres à la fraye en général, la pose de « caisses
nids », remplies de matériaux ad hoc, inciteront souvent bon nombre d’espèces
à frayer, le blackbass en particulier (Hubbs et Eschmeyer. 1938).
Vieilles dalles, tuiles, briques, branchages peuvent, suivant les cas, être
utilisés avec avantage.
Lorsque cela sera possible, pour certains lacs de retenue par exemple, il
y aura avantage à régler les niveaux d’eau, pour favoriser la fraye ainsi que
la survie des œufs et des alevins des bonnes espèces ou au contraire pour
entraver la fraye des espèces antagonistes.
La reproduction est en outre conditionnée par les possibilités d’accès aux
frayères (9.3) et leur mise en réserve (11 .021,2), par la nourriture (9.6), les
abris (9.4), les espèces antagonistes (9.7). et enfin par les maladies (9.8)
pouvant sévir sur les zones de reproduction et de développement des jeunes,
toutes questions qui font l’objet d’études particulières par ailleurs.
9.6. NOURRITURE
Si la production des eaux continentales dépend en premier lieu de la reproduction, de la croissance et de la survie des espèces recherchées, toutes trois
dépendent à leur tour de l’un des facteurs essentiels de l’environnement : ses
ressources en nourriture.
Sur ce point, les possibilités d’intervention relèvent de quatre types dif
férents, dont un essentiel et trois accessoires : (1) augmentation de la fertilité
de base, principalement au moyen d’engrais; (2) amélioration des conditions
de vie de certains organismes proies, tels les invertébrés ; (3) modification de la
chaîne alimentaire; (4) distribution de nourriture d'appoint.
