En Nouvelle-Zélande, Hobbs (1948) cite le cas de niAllwVn. Hiver, «j.ui
est des plus instructifs. A partir de 1946, le sauvetage du pSit>jw>n nus à sec
en été fut organisé méthodiquement. Pour cette première année/nrftnTübfe’
de truites communes ainsi sauvées s’éleva à 67 810, leur taille variant de 12 à
30 centimètres. Hobbs estime qu’en matière de taux de survie ces 67 810
truites sauvages, déjà de belle taille, correspondent à 6 à 13 millions d'alevins
de pisciculture, alors que la dépense de temps et d’argent demandée par
leur sauvetage ne représente qu’une fraction des dépenses relatives à l’élevage
d'un seul million d’alevins.
Aux Etats-Unis, cette question de sauvetage du poisson, en période
d’eaux basses d’été, est maintenant inscrite en bonne place dans nombre
de programmes d’aménagements piscicoles. Shapovalov (1950) rend compte
que, pour trois comtés de la Californie du Nord, les opérations de sauvetage
durant les années 1945 à 1948 ont porté sur plus de 2 640 000 truitelles et
alevins de saumons d’une valeur de plus de 26 000 dollars.
C’est encore de ce sauvetage que relève la capture de saumons à l’aval
d’une série de barrages infranchissables, et leur transport en camions spécialement aménagés, directement sur leur zone de fraye, à des dizaines ou
centaines de kilomètres à l’amont, comme cela a été fait en Suède. Cette
opération, onéreuse et délicate, suppose évidemment que les jeunes saumons
d’avalaison, ou smolts, puissent à la descente passer sans dommage les
barrages que leurs parents ne pouvaient franchir à la montée.
9.33. Modification de l’hydrographie des plans d’eau
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est nécessaire que les poissons puissent circuler entre les diverses
parties de leur habitat, considérées comme favorables en matière de reproduction, d’alimentation et d’abris (5.513). Il est bon que ces diverses parties
de l’habitat aient entre elles une importance relative convenable, et que
leurs caractéristiques physico-chimiques soient telles qu’elles entraînent
de bonnes conditions biologiques, relativement aux besoins des espèces à
favoriser (Bund, 1899 ; Hubbs, Gbeeley et Tabzwell, 1932 ; Hubbs et
Eschmeyer, 1938; Burnand et Guyard, 1957).
Dans les eaux courantes il est jusqu’à présent admis que la productivité
est favorisée par l’existence de « courants » et de « pools » en proportion
égale (5.7). Le cas échéant on pourra se rapprocher de cette proportion, en
faisant intervenir : dragues, ralentisseurs de courant, accélérateurs de courant.
Les ralentisseurs de courant sont normalement réalisés à l’aide de petits
barrages rustiques (Hunter, Thorpe et Grosvenor. 1941); tandis que les
accélérateurs sont réalisés à l’aide de troncs d’arbres forçant le courant sur
le fond (fig. 9.24) et surtout à l’aide d’épis ou déflecteurs analogues à ceux
utilisés pour la lutte contre l’ensablement (fig. 9.9 à 9.11).
L’efiicacité et la rentabilité de telles réalisations dépendent de leurs
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