ENVIRONNEMENT. CIRCULATION
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pente inférieure à 25 pour cent, avec un bassin de repos par deux à trios
mètres de dénivellation, le débit de 300 à 600 litres seconde.
En 1943, l’Université Royale Technique de Stockholm entreprit à son
tour des essais comparatifs. Elle opta également pour les amortisseurs plans
inclinés à 45 degrés, mais porta la largeur de l’échelle à 1,30 mètre et l’espace
libre entre montants verticaux des amortisseurs à 0,76 mètre ; enfin elle réduisit la pente à 17 pour cent, le débit se trouvant porté à 1 400 litres seconde.
En 1949-1951, sur une rivière à saumons du Pacifique, on contrôla le
fonctionnement de deux passes placées côte à côte : une passe du type Denil
modifiée selon la formule suédoise, et une passe à bassins successifs classiques.
En chiffre rond, 90 pour cent des saumons empruntèrent la passe Denil
modifiée dont l’appel semblait nettement supérieur (Fulton et al., 1953).
Au total, toutes les modifications faites, anglaises, suédoises, américaines
ou françaises ont consisté à simplifier la forme des amortisseurs, à élargir
l’échelle, à diminuer sa pente, à augmenter son débit... à diminuer en somme
le haut rendement «hydraulique théorique» du prototype initial, mais à
augmenter son rendement pratique.
Que préférer, des grands déflecteurs plans en bois occupant le fond et les
parois des échelles, selon les types anglais et suédois ou des déflecteurs en
dièdres plans uniquement sur le fond selon le type français ? Les premiers
ont l’avantage de pouvoir s’accommoder d’une pente de 17 pour cent, alors
qu’il est préférable avec les derniers de ne pas dépasser 12 pour cent. Par
contre, en rivières torrentueuses, les échelles à amortisseurs de fond supportent sans grand dommage le passage de troncs d’arbres et de gros galets,
avec lesquels des amortisseurs latéraux, en bois surtout, seraient réduits
en miettes.
9.300,4. Écluses
Une fois que le poisson a passé l’entrée d’une passe, on peut remplacer le
trajet à ciel ouvert qu’il devrait parcourir, avec une pente de 10 à 20 pour
cent, par un trajet en tunnel presque en conduite forcée, que le saumon
pourra parcourir avec une très forte pente, voire à la verticale. Dans une
écluse libre, les conditions doivent être telles, qu’une fois entré, le poisson
fasse lui-même l’ascension de la cheminée et sorte ensuite de lui-même dans
le bief supérieur. C’est ce qui a été réalisé en Irlande au barrage de Leixlip
(Murphy et Dooge, 1951 ; Bachelier, 1953). Dans un éclusage forcé, comme
celui du barrage de Bonneville sur le Columbia, le poisson est entraîné vers
le haut par un plancher formant ascenseur. Ce dernier peut être mû soit
mécaniquement, soit hydrauliquement ; il monte alors avec le niveau d’eau
de l’écluse tel un plancher flottant.
9.300,5. Ascenseurs
Simplifiant encore le problème, on peut supprimer l’écluse et ne garder
que l’ascenseur mécanique. Très simple a priori cette solution n a pas donne
lieu jusqu’à présent à de nombreuses réalisations.
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