DONNÉES DU PROBLÈME. POSSIBILITÉS
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1.2. POSSIBILITÉS A VENIR
DES PÊCHES CONTINENTALES
ET DE LEUR AMÉNAGEMENT
L’avenir des pêches continentales réside surtout dans leurs importantes
possibilités de production en protéines animales, sans risque d’érosion accélérée du sol. Particularité qui pour être appréciée à sa juste valeur doit être
examinée dans le cadre de l’angoissant problème de l’évolution simultanée
des populations humaines et de leurs subsistances.
Pêches d’amateurs, pêches professionnelles et pêches de ravitaillement
ne sauraient en ce domaine être totalement dissociées. Avec l’évolution
rapide des transports, les nations privilégiées, représentant un quart de la
population mondiale, ne peuvent en effet prétendre jouir indéfiniment d'un
abondant superflu, alors qu’à leur porte un autre quart est sous-alimenté,
qu’une moitié est déjà réduite à un état proche de la famine, et que 30 à
40 millions de décès par an sont déjà dus à cette dernière.
1.20. Production de protéines sans érosion du sol
Réserve faite des erreurs commises dans le bassin versant à l'amont,
les terrains recouverts d’eau, même sous une faible épaisseur, ne risquent
pas d’être victimes d’une érosion accélérée (7.5). Ils ne risquent pas de perdre
par cela même leur capacité de produire de la matière vivante, végétale,
puis animale, seule source de subsistance pour l’homme, tant que ce dernier
n'aura pas trouvé le moyen de remplacer la chlorophylle et son travail
de photosynthèse.
Les eaux que nous qualifierons de naturelles (lacs, rivières, lacs de barrage) fournissent des rendements à la pêche fort variables, pouvant atteindre
ou même dépasser 100 kilogrammes à l’hectare et par an pour les espèces
d'eau froide, et 500 à 600 kilogrammes pour les espèces d’eau chaude. Il
est vraisemblable que ces chiffres ne pourront guère être nettement dépassés, sauf exception, mais que par suite d'un aménagement judicieux, tant
des plans d'eau que des moyens de pêche, bon nombre de lacs, de rivières
ou de lacs de barrage pourraient voir leur cotation améliorée dans l’échelle
des valeurs des pêches continentales. Quoi qu'il en soit, les possibilités d’amélioration du rendement des eaux naturelles sont et resteront vraisemblablement relativement limitées.
Les eaux que nous qualifierons de semi-naturelles (étangs d'eau douce
et d’eau saumâtre, rizières) peuvent fournir des rendements à la pêche très
supérieurs, du fait de possibilités d’aménagement plus importantes : contrôle
des populations lors des vidanges, fertilisation par les engrais, distribution
de nourriture, etc. (jusqu’à 14 850 kilogrammes par hectare et par an pour
les étangs du sud de la Chine avec engrais et distribution de nourriture).
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1.2. POSSIBILITÉS A VENIR
DES PÊCHES CONTINENTALES
ET DE LEUR AMÉNAGEMENT
L’avenir des pêches continentales réside surtout dans leurs importantes
possibilités de production en protéines animales, sans risque d’érosion accélérée du sol. Particularité qui pour être appréciée à sa juste valeur doit être
examinée dans le cadre de l’angoissant problème de l’évolution simultanée
des populations humaines et de leurs subsistances.
Pêches d’amateurs, pêches professionnelles et pêches de ravitaillement
ne sauraient en ce domaine être totalement dissociées. Avec l’évolution
rapide des transports, les nations privilégiées, représentant un quart de la
population mondiale, ne peuvent en effet prétendre jouir indéfiniment d'un
abondant superflu, alors qu’à leur porte un autre quart est sous-alimenté,
qu’une moitié est déjà réduite à un état proche de la famine, et que 30 à
40 millions de décès par an sont déjà dus à cette dernière.
1.20. Production de protéines sans érosion du sol
Réserve faite des erreurs commises dans le bassin versant à l'amont,
les terrains recouverts d’eau, même sous une faible épaisseur, ne risquent
pas d’être victimes d’une érosion accélérée (7.5). Ils ne risquent pas de perdre
par cela même leur capacité de produire de la matière vivante, végétale,
puis animale, seule source de subsistance pour l’homme, tant que ce dernier
n'aura pas trouvé le moyen de remplacer la chlorophylle et son travail
de photosynthèse.
Les eaux que nous qualifierons de naturelles (lacs, rivières, lacs de barrage) fournissent des rendements à la pêche fort variables, pouvant atteindre
ou même dépasser 100 kilogrammes à l’hectare et par an pour les espèces
d'eau froide, et 500 à 600 kilogrammes pour les espèces d’eau chaude. Il
est vraisemblable que ces chiffres ne pourront guère être nettement dépassés, sauf exception, mais que par suite d'un aménagement judicieux, tant
des plans d'eau que des moyens de pêche, bon nombre de lacs, de rivières
ou de lacs de barrage pourraient voir leur cotation améliorée dans l’échelle
des valeurs des pêches continentales. Quoi qu'il en soit, les possibilités d’amélioration du rendement des eaux naturelles sont et resteront vraisemblablement relativement limitées.
Les eaux que nous qualifierons de semi-naturelles (étangs d'eau douce
et d’eau saumâtre, rizières) peuvent fournir des rendements à la pêche très
supérieurs, du fait de possibilités d’aménagement plus importantes : contrôle
des populations lors des vidanges, fertilisation par les engrais, distribution
de nourriture, etc. (jusqu’à 14 850 kilogrammes par hectare et par an pour
les étangs du sud de la Chine avec engrais et distribution de nourriture).
